Le stade roi Baudouin maintenu sans être rénové: «Un enterrement de première classe», selon un élu MR

Le stade roi Baudouin maintenu sans être rénové: «Un enterrement de première classe», selon un élu MR

La décision du collège échevinal de la Ville de Bruxelles de prolonger l’autorisation d’utiliser le stade Roi Baudouin pour les matches des Diables rouges, le Memorial Van Damme et quelques concerts, au moins jusqu’à l’an prochain, revient à celle de ne plus rien faire, a regretté mercredi soir l’ex-échevin de l’Urbanisme de la Ville, Geoffroy Coomans de Brachène (MR).

Selon la RTBF et Le Soir, qui citent l’échevin des Sports Benoît Hellings (Ecolo), il y aura des ajustements qui seront réalisés aux abords du stade pour répondre à certaines exigences sécuritaires et pour permettre, à moyen terme, l’aboutissement du projet Neo de réaménagement du plateau du Heysel.

Interrogé par Belga sur la nature précise de la décision du collège, mercredi, le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close (PS) a précisé que celle-ci portait « juste » sur « une prolongation d’un an de la convention liant la Ville et l’Union Belge (ndlr : de football) pour l’occupation du stade, aux mêmes conditions que précédemment. Rien d’autre ».

Situation surréaliste

Passé dans l’opposition au conseil communal, Geoffroy Coomans de Brachène évoque quant à lui une situation surréaliste. L’élu libéral a notamment rappelé que l’option d’un nouveau stade sur le site du parking C avait été soutenue en 2013 au niveau régional par une majorité dont faisaient partie le PS, le cdH, mais aussi Ecolo.

Quant à Philippe Close, « après avoir milité pour un nouveau stade sur le parking C, ensuite pour une rénovation du stade Roi Baudouin in situ, il décide à présent de ne plus rien faire, sans vision, ni perspective pour ce temple du sport. Cela s’apparente à un enterrement de première classe pour le projet Neo, ce qui ne devrait pas déplaire aux nombreux riverains, sur le plateau du Heysel », a ajouté M. Coomans de Brachène.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les talents de démarcheur du Premier ministre britannique sont mis à l’épreuve avant le vote de samedi.

    Vote serré en vue sur l’accord Brexit

  2. «
Essayer de réparer les problèmes climatiques, je vois bien d’où ça vient, chez moi.»

    Les racines élémentaires de Cyril Dion: «Je me suis promis de ne jamais devenir un vieux con»

  3. En 2004, Elio Di Rupo et Joëlle Milquet scellent une alliance qui écarte les libéraux du pouvoir au sud du pays. © Belga.

    Après 20 ans, Elio Di Rupo restitue un Parti socialiste debout et éreinté

La chronique
  • Hommage à la Catalogne

    Avant d’écrire 1984 (qui terrifie par son incroyable actualité), George Orwell avait participé à la guerre d’Espagne, plus particulièrement aux batailles livrées en Catalogne en 1936-1937 face aux troupes franquistes. Ceux qui s’intéressent à l’actualité politique catalane feraient bien de se plonger dans son Hommage à la Catalogne (republié chez 10/18), qui livre encore quelques clés pour comprendre cette région singulière et ses rapports avec le reste de l’Espagne.

    Ainsi, cette phrase : « Dans cette guerre, on eût dit que c’était toujours à qui manquerait l’autre ». N’est-ce pas un résumé laconique mais implacable de l’incompréhension historique entre l’Espagne et sa région la plus remuante et de l’échec des gouvernements successifs de Madrid et de sa justice ?

    Un pouvoir central qui privilégie systématiquement à la politique de la main tendue celle de la main sur la figure.

    L’Espagne, devenue...

    Lire la suite

  • Accord sur le Brexit: let it be…

    Lorsqu’est apparu jeudi matin « Accord sur le Brexit » sur nos écrans, c’est l’émotion d’abord qui s’est emparée de nous. Nous y voilà donc. Soudain, ce départ qui s’était transformé en un vaudeville avec de piètres acteurs et des portes de parlements qui claquent, devenait réalité. Et cela provoquait durant un court instant la stupéfaction, la tristesse, comme un sentiment de défaite mais surtout de perte. Comme si nous avions stupidement espéré que ces négociations allaient durer toujours, permettant de conserver « par...

    Lire la suite