La Réserve fédérale abaisse à nouveau son taux directeur

La Réserve fédérale abaisse à nouveau son taux directeur
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La Réserve fédérale, la banque centrale des Etats-Unis, a décidé ce mercredi d’abaisser son taux directeur d’un quart de point. Dorénavant, la Fed fera évoluer le « taux des Fed funds », celui auquel les banques commerciales se prêtent ou s’empruntent des fonds au jour le jour (jusqu’au lendemain), entre 1,75 % et 2 %.

Fin juillet déjà, la Réserve fédérale avait réduit son objectif d’un quart de point. Alors, son président Jerome Powell, s’il n’excluait pas de nouvelles baisses, expliquait que cet « ajustement de la politique monétaire » ne signalait pas le début d’un cycle de réduction des taux. Visiblement, la banque centrale américaine est inquiète. Mais de quoi ?

Ce mercredi, la Fed a justifié sa décision par l’affaiblissement de l’investissement des entreprises et des exportations, le ralentissement de l’économie mondiale, ainsi que par un taux d’inflation obstinément inférieur à l’objectif de 2 %.

Pour autant, la banque centrale américaine n’a pas revu à la baisse ses prévisions de croissance. Au contraire, elle s’attend, pour cette année, à une progression du PIB comprise entre 2,1 et 2,4 % – en juin, la prévision était de 2 à 2,4 % – et, pour 2020, à 1,7/2,3 % (contre 1,5/2,3 % en juin).

Un « orage » sur le marché monétaire

D’autres facteurs expliquent-ils ce nouvel assouplissement des conditions monétaires aux Etats-Unis, qui contraste avec le resserrement mis en œuvre depuis la fin de 2015 et jusqu’en décembre dernier ?

Mardi et mercredi, la Fed dû injecter 130 milliards de dollars pour calmer le marché monétaire, où le taux avait bondi jusqu’à 10 %. Officiellement, les causes de cet « orage » sur le marché monétaire seraient largement « techniques » – notamment une question de calendrier, puisque le paiement des impôts par les entreprises coïncidait avec une levée de fonds du Trésor américain.

N’empêche : cette intervention est la première du genre depuis… 2009. Ce qui n’est pas rassurant. D’autant qu’on peut quand même s’interroger que la liquidité puisse ainsi manquer, alors que les grandes banques centrales, depuis la crise de 2008, ont déversé des tombereaux de liquidités dans le système financier mondial.

 
 
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