Visite du président congolais en Belgique: plus de 2.000 membres de la diaspora réservent un accueil triomphal à Tshisekedi

Visite du président congolais en Belgique: plus de 2.000 membres de la diaspora réservent un accueil triomphal à Tshisekedi

Quelque 2.100 membres de la diaspora congolaise ont réservé mercredi soir un accueil triomphal à «Fatshi», le président de la République démocratique du Congo (RDC) Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, venu à leur rencontre notamment pour inviter ceux qui le souhaitent à rentrer au pays pour le reconstruire.

M. Tshisekedi s’est adressé à eux au palais 12 de Brussels Expo après une visite de travail à Anvers et des rencontres avec plusieurs dirigeants politiques belges au deuxième jour de son séjour en Belgique.

«Il y aura toujours une place pour chacun d’entre eux» au pays, a-t-il lancé à l’adresse du public enthousiaste en plaidant pour la «réconciliation nationale» et la (re)"construction» de la RDC.

Il n’y a plus de crainte à avoir du pouvoir en place, a-t-il assuré, appelant les Congolais à rentrer au pays. «Nous avons besoin de vous», a dit le chef de l’Etat.

Standin ovation

Il avait été accueilli par une foule en délire qui avait patienté durant près de trois heures au son de morceaux de rumba, la musique congolaise par excellence, de youyous et de vuvuzelas, a constaté un journaliste de l’agence Belga.

La diaspora, totalement acquise à sa cause, lui a réservé une «standing ovation» sur fond de «Debout Congolais», l’hymne national de la RDC.

Souriant, il était accompagné de son épouse, la «première dame» Denise Nyakeru, qui fut infirmière, pour ce «retour sur sa terre d’exil», selon l’expression du chargé d’affaires de l’ambassade de RDC en Belgique, Paul-Crispin Kakhozi Bin-Bulongo.

M. Tshisekedi, un ex-opposant et fils d’opposant - son père, Etienne, est décédé à Bruxelles le 1er février 2017 à l’âge de 84 ans et lui-même a longtemps vécu en Belgique - a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle controversée du 30 décembre dernier. Il a succédé le 24 janvier à Joseph Kabila Kabange, qui était au pouvoir depuis dix-huit ans mais qui a conservé un large contrôle sur la politique congolaise à l’issue d’autres scrutins (législatif, provinciaux et sénatoriaux).

 
 
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