Indonésie : des orangs-outans menacés par les incendies de forêt (photos)

Indonésie : des orangs-outans menacés par les incendies de forêt (photos)

Les vastes incendies de forêt en Indonésie qui répandent un nuage de fumée toxique jusqu’à Singapour et la Malaisie mettent en danger la santé des orangs-outans et leur habitat, a alerté une association de protection de ces primates. Les autorités indonésiennes ont déployé des milliers de pompiers et de militaires pour tenter d’éteindre les feux qui dévastent les forêts tropicales défrichées sur les îles de Bornéo et de Sumatra.

La pollution ainsi engendrée menace la santé de plusieurs centaines de primates des centres de la fondation Borneo Orangutan Survival (BOS), a mis en garde l’association de protection des orangs-outans, qui se prépare à une éventuelle évacuation.

«L’épaisse fumée met en danger non seulement nos collaborateurs (...) mais aussi les 355 orangs-outans dont nous nous occupons actuellement», dans l’une des réserves du centre de Bornéo, souligne-t-elle dans un communiqué.

«31 individus souffrent d’infections respiratoires, dont sept bébés et neuf +élèves+ de l’école de la forêt», un programme qui enseigne la vie sauvage aux primates qui ont connu la captivité, a souligné une vétérinaire, Fiet Hayu Patispathika. «Ils reçoivent tous des soins intensifs», a-t-elle ajouté.

Dans un centre de l’est de Bornéo, la détérioration de la qualité de l’air a poussé les soignants à restreindre à quelques heures par jour les activités à l’extérieur pour les plus jeunes singes.

Ce primate arboricole aux longs poils roux ne vit en liberté que sur deux îles indonésiennes, Sumatra et Bornéo, dont les forêts tropicales se réduisent à cause de l’exploitation des forêts et aussi des incendies.

La population d’orangs-outans de Bornéo, évaluée à environ 288.500 en 1973 est tombée à quelque 100.000 individus aujourd’hui selon l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Les feux de forêt surviennent tous les ans en Indonésie mais cette année ils ont pris de l’ampleur en raison d’une saison sèche particulièrement longue et intense. Avec 328.000 hectares brûlés depuis le début de l’année, ces incendies sont les pires depuis ceux, particulièrement dévastateurs, de 2015.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Face au vote des députés, Boris Johnson a renvoyé la patate chaude aux Européens.

    Brexit: suite au prochain épisode…

  2. Vladimi Poutine accueillant son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, mardi à Sotchi
: «
La situation dans la région est très grave
» a rappelé le président russe.

    Poutine et Erdogan s’accordent pour renforcer la présence russe en Syrie

  3. FRANCE-LEONARDO-DA-VINCI-EXHIBITION

    Le Louvre met à l’honneur le vrai Léonard de Vinci

La chronique
  • Michel Barnier, missionnaire et poil à gratter: une personnalité qui contraste avec Boris Johnson

    Par Marc Roche

    Dans un coin de ma mémoire de chroniqueur du Brexit, une petite information mise de côté en sachant qu’elle sera utilisée un jour. La nouvelle Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a nommé Michel Barnier à la tête d’une « task force Royaume-Uni » chargée de la finalisation de l’Article 50 de sortie, de la préparation d’un no deal et de la négociation du futur accord commercial entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.

    Dans le chaos actuel du processus du Brexit, cette nouvelle a fait l’effet d’un « vent » dans une assemblée de trappistes : déplorable mais sans importance. Le Premier ministre, Boris Johnson, a en effet d’autres chats à fouetter que de se préoccuper de la nouvelle mission qui serait attribuée, après la ratification de l’accord scellé entre Londres et Bruxelles, à celui qui est considéré par les Brexiteurs comme l’ennemi public numéro un.

    De solides inimitiés...

    Lire la suite

  • Une réforme des pensions doit être socialement acceptable

    Les hommes politiques se trompent parfois (pardonnez l’euphémisme). Après tout, ils sont faits du même bois que nous. Mais quand ils annoncent qu’il faut réformer notre système de pensions, ils ont raison.

    Tout a changé

    Notre premier pilier de pensions s’est construit au lendemain du dernier conflit mondial. La période des « Trente glorieuses » lui a donné sa solidité, en même temps que le « Baby-boom...

    Lire la suite