Grève mondiale pour le climat: une grande marche organisée à Bruxelles

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Photo d’illustration - Belga

Des citoyens du monde entier font une troisième grève pour le climat ce vendredi. En Belgique, plusieurs associations, syndicats et collectifs soutiennent le mouvement qui prendra la forme d’une marche entre la gare du Nord et le Cinquantenaire à Bruxelles.

Des millions de citoyens descendront dans les rues ce vendredi dans 156 pays. Un grand ralliement qui donne le coup d’envoi d’une semaine d’actions mondiales à quelques jours d’un sommet de l’ONU sur le climat, au cours duquel le secrétaire général, Antonio Guterres, va appeler les dirigeants du monde entier à réviser leurs engagements à la hausse.

En Belgique, une marche soutenue par des dizaines d’associations, de syndicats et de collectifs citoyens partira de la gare du Nord, à Bruxelles, pour rejoindre le Cinquantenaire en passant par la petite Ceinture, la rue de la Loi et Schuman. La police prévoit des embarras de circulation jusqu’à 18h00.

La Centrale générale de la FGTB, l’une des principales composantes de la FGTB, a annoncé qu’elle couvrirait ses affiliés qui se mettront en grève. La FGTB fédérale soutient l’action mais n’a, elle, pas introduit de préavis.

Lors du sommet de l’ONU lundi, auquel participera le Premier ministre Charles Michel, «il est crucial que la Belgique rejoigne le peloton des pays les plus ambitieux», plaide la Coalition Climat, qui fédère une septantaine d’organisations de la société civile et se joindra aux manifestants ce vendredi.

L’Union européenne s’est engagée à une réduction de 40% de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, par rapport à 1990. La Commission prévoit que cet objectif sera dépassé, mais veut faire adopter par les Etats membres un but plus ambitieux: une neutralité climatique en 2050. Le consensus n’existe toutefois pas encore et à peine quelques pays ont annoncé leur intention d’être neutres en carbone d’ici là.

Pour avoir une chance de stopper le réchauffement du globe à +1,5°C (par rapport au XIXe siècle), il faudrait que le monde soit neutre en carbone en 2050, selon le dernier consensus de scientifiques mandatés par l’ONU. Or, nous en sommes loin. L’année passée a apporté une moisson de mauvaises nouvelles. Jamais les humains n’avaient rejeté autant de dioxyde de carbone dans l’air qu’en 2018 et les quatre dernières années furent les quatre plus chaudes.

 
 
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