L’obligation de bilinguisme des hauts fonctionnaires risque la mise au frigo

Sophie Wilmès
Sophie Wilmès - Belga

Quatorze hauts dirigeants des services publics fédéraux n’ont toujours pas réussi le test de langues imposé par la loi, relève vendredi L’Echo. Le gouvernement pourrait décider de les prolonger pendant six mois, ce qui risque d’être exploité par la N-VA, à l’origine de la législation.

Instaurée il y a deux ans et demi, la procédure veut que tous les hauts fonctionnaires passent et réussissent un test linguistique permettant d’assurer qu’ils sont suffisamment bilingues pour exercer leur fonction. C’est Steven Vandeput (N-VA), alors ministre de la Fonction publique, qui avait porté cette réforme.

D’ici au 31 octobre, tous les dirigeants de la fonction publique fédérale doivent avoir passé le test, au risque de perdre leur poste. Mais Sophie Wilmès (MR), qui a repris la Fonction publique après que la N-VA a quitté la majorité, envisage de prolonger les 14 fonctionnaires pendant six mois, au motif que le gouvernement en affaires courantes ne peut se permettre de nommer des responsables de ce niveau pour les remplacer.

Certains craignent que la mise au frigo de l’obligation du bilinguisme ne condamne définitivement le projet, ce qui pourrait réveiller l’opposition N-VA.

Vendredi, Sophie Wilmès a toutefois précisé, sur Twitter, qu’une mise au frigo du projet n’est pas à l’ordre du jour. «Prolonger la période transitoire n’a de sens que si l’application de la mesure empêche le bon fonctionnement des services. Ce qui ne semble pas être le cas. ’Mise au frigo’ pas à l’ordre du jour, donc», a-t-elle tweeté.

 
 
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