Dopage: des sportifs russes portent plainte contre le chef de RUSADA

Dopage: des sportifs russes portent plainte contre le chef de RUSADA
Photo News

Plusieurs sportifs russes ont porté plainte pour diffamation après les propos du directeur de l’Agence antidopage russe (RUSADA), Iouri Ganous, dans le journal L’Equipe, où il critiquait les instances locales et nationales de l’athlétisme russe.

Dans cette interview publiée mercredi par le quotidien sportif français, Iouri Ganous dénonce « l’échelle des dérives (…) juste folle », de la Fédération russe d’athlétisme (Rusaf), en matière de dopage, citant notamment le nom du sauteur en hauteur Danyl Lysenko, couvert par sa fédération après avoir manqué plusieurs contrôles antidopage.

Dans l’entretien, Iouri Ganous évoque également « la Tchouvachie », une république du centre de la Russie, sans davantage de détails.

Le quotidien sportif explique alors entre parenthèses qu’au moins 33 sportifs y ont bénéficié de transfusions sanguines illégales en étant couverts par les autorités locales. RUSADA avait annoncé en juin l’ouverture d’une enquête pour ces faits, pratiqués dans une école de sport de haut niveau de Tchouvachie.

« C’est un problème de système parce qu’il y a des preuves de l’intervention d’une autorité supérieure (fédération ou région, précise L’Equipe). En cherchant à se justifier, ils ruinent notre travail. Car c’est nous qui avons conduit les investigations pour révéler ces affaires-là », poursuit Ganous.

Mais selon les plaignants, qui semblent lui attribuer les propos du journal, «  rien de ce genre n’a jamais eu lieu et (Iouri Ganous), en sa qualité de directeur général de RUSADA, ne pouvait pas ne pas le savoir ».

Il «  avait pour intention de diffuser des informations mensongères et poursuivait un seul objectif : discréditer les plaignants », poursuit le texte de la plainte, que les agences de presse russes ont pu consulter.

Au cours d’une conférence de presse, Iouri Ganous s’est justifié vendredi en évoquant « une imprécision dans la formulation » du quotidien sportif français. «  Tout dans l’interview est pratiquement correct, mais il y a une question de terminologie sur les possibles violations » commises par les athlètes de Tchouvachie, explique-t-il.

Sept sportifs russes et deux responsables sportifs locaux ont porté plainte, précisent les agences de presse. Ils demandent une somme symbolique pour préjudice moral ainsi qu’une rétractation publique de Iouri Ganous.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les talents de démarcheur du Premier ministre britannique sont mis à l’épreuve avant le vote de samedi.

    Vote serré en vue sur l’accord Brexit

  2. «
Essayer de réparer les problèmes climatiques, je vois bien d’où ça vient, chez moi.»

    Les racines élémentaires de Cyril Dion: «Je me suis promis de ne jamais devenir un vieux con»

  3. En 2004, Elio Di Rupo et Joëlle Milquet scellent une alliance qui écarte les libéraux du pouvoir au sud du pays. © Belga.

    Après 20 ans, Elio Di Rupo restitue un Parti socialiste debout et éreinté

La chronique
  • Hommage à la Catalogne

    Avant d’écrire 1984 (qui terrifie par son incroyable actualité), George Orwell avait participé à la guerre d’Espagne, plus particulièrement aux batailles livrées en Catalogne en 1936-1937 face aux troupes franquistes. Ceux qui s’intéressent à l’actualité politique catalane feraient bien de se plonger dans son Hommage à la Catalogne (republié chez 10/18), qui livre encore quelques clés pour comprendre cette région singulière et ses rapports avec le reste de l’Espagne.

    Ainsi, cette phrase : « Dans cette guerre, on eût dit que c’était toujours à qui manquerait l’autre ». N’est-ce pas un résumé laconique mais implacable de l’incompréhension historique entre l’Espagne et sa région la plus remuante et de l’échec des gouvernements successifs de Madrid et de sa justice ?

    Un pouvoir central qui privilégie systématiquement à la politique de la main tendue celle de la main sur la figure.

    L’Espagne, devenue...

    Lire la suite

  • Accord sur le Brexit: let it be…

    Lorsqu’est apparu jeudi matin « Accord sur le Brexit » sur nos écrans, c’est l’émotion d’abord qui s’est emparée de nous. Nous y voilà donc. Soudain, ce départ qui s’était transformé en un vaudeville avec de piètres acteurs et des portes de parlements qui claquent, devenait réalité. Et cela provoquait durant un court instant la stupéfaction, la tristesse, comme un sentiment de défaite mais surtout de perte. Comme si nous avions stupidement espéré que ces négociations allaient durer toujours, permettant de conserver « par...

    Lire la suite