Proximus: des actionnaires néerlandais veulent le report de la nomination de Dominique Leroy chez KPN

Dominique Leroy quitte Proximus pour rejoindre KPN
Dominique Leroy quitte Proximus pour rejoindre KPN - Reuters

Tant que la clarté n’est pas faite sur l’enquête judiciaire concernant la CEO de Proximus en partance Dominique Leroy, sa nomination à la tête de la société de télécommunications néerlandaise KPN doit être reportée, a indiqué vendredi Paul Koster, directeur de l’association néerlandaise d’actionnaires VEB (Nederlandse Vereniging van Effectenbezitters), à la chaîne d’informations RTL Z.

Dominique Leroy doit normalement rejoindre KPN le 1er décembre. Paul Koster estime cependant qu’il faut reporter l’assemblée des actionnaires lors de laquelle la nouvelle CEO sera proposée. « L’enquête doit être terminée avant que KPN ne présente sa nomination aux actionnaires », a-t-il déclaré à RTL Z.

Un délit d’initié ?

Jeudi, le parquet de Bruxelles a mené des perquisitions au domicile de Dominique Leroy ainsi que dans son bureau de Proximus. L’enquête concerne un potentiel délit d’initié. Un mois avant son départ, la CEO en partance avait vendu 10.840 actions Proximus au prix de 26,32 euros l’action, pour un montant total de 285.342,40 euros.

Dominique Leroy a précisé qu’elle n’avait pas encore décidé de quitter Proximus au moment de cette vente même si elle avait déjà discuté avec d’autres parties, y compris KPN.

Paul Koster s’est également montré critique au sujet de cette opération. « En tant que CEO, vous devriez pouvoir estimer qu’il y a certaines choses à ne pas faire. »

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Pour François Desquesnes (CDH), le travail n’est pas fini dans le groupe Nethys. © Belga.

    Wallonie: le CDH veut que Nethys fasse d’urgence le nettoyage des filiales

  2. Pierre-Yves Thienpont (Le Soir).

    Un CA de la RTBF profondément remanié

  3. Le groupe Vlaams Belang à la Chambre est aujourd’hui fort de dix-huit représentants. © Belga.

    Le pedigree douteux des députés Vlaams Belang

La chronique
  • Hommage à la Catalogne

    Avant d’écrire 1984 (qui terrifie par son incroyable actualité), George Orwell avait participé à la guerre d’Espagne, plus particulièrement aux batailles livrées en Catalogne en 1936-1937 face aux troupes franquistes. Ceux qui s’intéressent à l’actualité politique catalane feraient bien de se plonger dans son Hommage à la Catalogne (republié chez 10/18), qui livre encore quelques clés pour comprendre cette région singulière et ses rapports avec le reste de l’Espagne.

    Ainsi, cette phrase : « Dans cette guerre, on eût dit que c’était toujours à qui manquerait l’autre ». N’est-ce pas un résumé laconique mais implacable de l’incompréhension historique entre l’Espagne et sa région la plus remuante et de l’échec des gouvernements successifs de Madrid et de sa justice ?

    Un pouvoir central qui privilégie systématiquement à la politique de la main tendue celle de la main sur la figure.

    L’Espagne, devenue...

    Lire la suite

  • Brexit: Boris Johnson, Prime Minister quand ça l’arrange

     Je fais quand même ce que je ne veux pas faire, mais on ne pourra jamais dire que je l’ai fait puisque je ne l’ai pas fait. » C’est le résumé de la pantalonnade à laquelle on a assisté ce week-end à Londres. À nouveau, serait-on tenté de dire.

    Allez ! Un Premier ministre qui envoie une lettre à l’Union européenne sans la signer pour demander un report sans vraiment le demander, mais parce qu’il était légalement obligé de le faire : mais à quoi donc...

    Lire la suite