De Bruxelles à Tokyo en passant par Peshawar, des millions de personnes ont marché pour le climat (photos)

Plus d’hésitations, des actions! Du Pacifique à l’Arctique, en Ouganda comme à Tokyo, Hambourg, Bruxelles ou Peshawar, des foules immenses de jeunes ont rejoint vendredi la «grève mondiale pour le climat», afin d’exiger des générations au pouvoir des actions contre la catastrophe climatique annoncée.

15.000 personnes manifestent pour le climat à Bruxelles

S’il n’y a encore aucun chiffre officiel sur le nombre des participants à ces manifestations, la jeune Suédoise Greta Thunberg qui a pris l’initiative à l’été 2018 de ce mouvement, s’est réjouie qu’ils soient « des millions », dans un entretien avec l’AFP. « J’espère que cela marquera un tournant pour la société, en montrant combien de personnes s’investissent là-dedans, combien de personnes mettent la pression sur les dirigeants, surtout avant le sommet de l’ONU sur le climat » lundi prochain à New York, a-t-elle ajouté.

Sydney, Séoul, Manille, Bali, Jakarta, Tokyo, Bombay, New Delhi, Peshawar, toute l’Asie-Pacifique s’est mobilisée pour ce « Friday for Future » planétaire. Ils étaient plus de 300.000 en Australie, plus du double qu’en mars, au cours d’un premier mouvement similaire.

« C’est notre avenir qui est en jeu », a lancé à Sydney Will Connor, 16 ans. « Nous sommes l’avenir et nous méritons mieux », a renchéri à Bangkok Lilly Satidtanasarn, 12 ans, surnommée la Greta Thunberg de Thaïlande pour son combat contre le plastique. Les adultes « ne font que parler, mais ils ne font rien. Nous ne voulons pas d’excuses ».

Ils étaient des milliers aux Philippines, un archipel également gravement menacé par l’élévation du niveau des océans. « Beaucoup de gens ressentent déjà ici les effets du réchauffement climatique et notamment des typhons », a dit Yanna Palo, 23 ans, dans le défilé de Manille.

Plus d’un million de personnes, selon les organisateurs, sont descendues dans les rues pour la défense du climat en Allemagne, où les partis de la fragile coalition gouvernementale d’Angela Merkel ont accouché au forceps d’une stratégie pour le climat représentant 100 milliards d’euros d’investissements d’ici à 2030.

A Bruxelles, 15.000 personnes ont défilé, comme Tom Baguette, un étudiant pour qui les politiques « font semblant d’entendre ». Elles étaient des milliers aussi au Royaume Uni, comme Laura-Louise Fairley, qui a manifesté à Londres « au nom de (sa) fille », âgée de quatre ans, face à la « perspective assez terrifiante » des effets du réchauffement climatique.

Cette journée doit donner à New York le coup d’envoi de deux semaines d’actions, avec notamment samedi le premier sommet de la jeunesse sur le climat organisé par l’ONU. Outre Greta Thunberg, 500 jeunes Sud-Américains, Européens, Asiatiques et Africains y sont attendus.

 
 
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