174 milliards d’euros belges sont à l’étranger

174 milliards d’euros belges sont à l’étranger
Belga

Pour la première fois, le fisc voit clair sur le montant des avoirs des Belges détenus à l’étranger: 174 milliards d’euros. C’est ce qu’écrivent L’Echo et De Tijd, samedi.

L’an dernier, l’administration fiscale belge a échangé automatiquement des données financières avec 87 pays dans le cadre d’un accord international signé en 2014. En 2017, ils n’étaient encore que 45. Parmi ces pays, on trouve non seulement nos voisins immédiats, mais aussi des contrées comme la Suisse, Monaco, la Turquie, Israël, la Chine, le Brésil, les Émirats arabes unis et la Russie.

Selon les chiffres donnés par le ministre des Finances, Alexander De Croo (Open Vld), les Belges possédaient en 2017 (année des revenus) plus de 173,8 milliards d’euros sur ces comptes, au sens large (comptes d’épargne, mais aussi titres, assurances et rentes).

Ce montant est à prendre avec prudence puisqu’il peut intégrer des «doublons». Ainsi, les avoirs détenus sur un compte à plusieurs titulaires sont communiqués séparément, dans leur totalité, pour chacun d’eux. La somme n’en reste pas moins considérable. Au dernier comptage effectué en juillet par les rédactions des journaux Mediafin, les comptes courants et d’épargne en Belgique affichaient respectivement 97 et 279 milliard d’euros.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les talents de démarcheur du Premier ministre britannique sont mis à l’épreuve avant le vote de samedi.

    Vote serré en vue sur l’accord Brexit

  2. «
Essayer de réparer les problèmes climatiques, je vois bien d’où ça vient, chez moi.»

    Les racines élémentaires de Cyril Dion: «Je me suis promis de ne jamais devenir un vieux con»

  3. En 2004, Elio Di Rupo et Joëlle Milquet scellent une alliance qui écarte les libéraux du pouvoir au sud du pays. © Belga.

    Après 20 ans, Elio Di Rupo restitue un Parti socialiste debout et éreinté

La chronique
  • Hommage à la Catalogne

    Avant d’écrire 1984 (qui terrifie par son incroyable actualité), George Orwell avait participé à la guerre d’Espagne, plus particulièrement aux batailles livrées en Catalogne en 1936-1937 face aux troupes franquistes. Ceux qui s’intéressent à l’actualité politique catalane feraient bien de se plonger dans son Hommage à la Catalogne (republié chez 10/18), qui livre encore quelques clés pour comprendre cette région singulière et ses rapports avec le reste de l’Espagne.

    Ainsi, cette phrase : « Dans cette guerre, on eût dit que c’était toujours à qui manquerait l’autre ». N’est-ce pas un résumé laconique mais implacable de l’incompréhension historique entre l’Espagne et sa région la plus remuante et de l’échec des gouvernements successifs de Madrid et de sa justice ?

    Un pouvoir central qui privilégie systématiquement à la politique de la main tendue celle de la main sur la figure.

    L’Espagne, devenue...

    Lire la suite

  • Accord sur le Brexit: let it be…

    Lorsqu’est apparu jeudi matin « Accord sur le Brexit » sur nos écrans, c’est l’émotion d’abord qui s’est emparée de nous. Nous y voilà donc. Soudain, ce départ qui s’était transformé en un vaudeville avec de piètres acteurs et des portes de parlements qui claquent, devenait réalité. Et cela provoquait durant un court instant la stupéfaction, la tristesse, comme un sentiment de défaite mais surtout de perte. Comme si nous avions stupidement espéré que ces négociations allaient durer toujours, permettant de conserver « par...

    Lire la suite