Le Grand Oral de Fabrice Murgia, directeur du Théâtre national: l’engagement politique passe d’abord par les citoyens

Le Grand Oral de Fabrice Murgia, directeur du Théâtre national: l’engagement politique passe d’abord par les citoyens
Le Soir

Ce Grand Oral vous emmène en Russie, dans l’Oblast de Tcheliabinsk, en Sibérie Orientale, dans la ville fermée d’Oziorsk. Une ville terrassée par une catastrophe nucléaire en 1957. La pièce fait polémique en Russie. « Des journalistes russes sont venu voir ma pièce et ont filmé en caméra caché. Leur reportage était truffé de fake news. Ils ont inventé que l’on faisait boire les enfants sur scène… Tout cela pour discréditer le spectacle et dire que la catastrophe ne s’est jamais produite ».

Groupements d’alternatives

Fabrice Murgia est aussi amené à parler de l’état de la politique, chez nous. Dans notre séquence archive, il est revenu sur un évènement marquant de sa jeunesse, la montée au second tour des élections présidentielles françaises de Jean-Marie Lepen, face à Jacques Chirac. Pour cet homme se revendiquant de gauche, ce fut une claque. Quel avenir voit-il pour la politique aujourd’hui ? « J’ai du mal à parler de gauche et de droite, c’est bizarre », commence-t-il. « Moi l’engagement pour les plus faibles, l’ouverture, elle me semble être incarnée par les alternatives citoyennes. Je ne suis pas désillusionné du tout par la politique, je crois que c’est quelque chose de noble, mais je crois beaucoup à des groupements d’alternatives ». C’est ce qu’incarne la société civile. Pour lui c’est par cela que doit passer la société de demain. « Oui, la mise en place de membres de la société civile dans les gouvernements. Ça devient quelque chose d’important ».

On écoute un gamin de 12 ans qui marche

Quel est son opinion sur les marches des jeunes pour le climat, et en particulier sur ceux qui les décrient ? « Moi, j’ai du mal quand on critique des gamins de 12 ans qui marchent dans la rue, qui disent, ‘c’est notre planète, qu’est-ce que vous faites, on veut sauver notre futur’. Quand on répond, ‘Oui mais ils vont au McDonald, etc, on les a vu… ‘ Enfin, allez quoi… On écoute un gamin qui a 12 ans et qui marche dans la rue. On l’écoute »

 
 
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