France: plus d’une trentaine d’interpellations alors que des centaines de «gilets jaunes» manifestent (photos)

Plusieurs centaines de personnes se revendiquant des «gilets jaunes» étaient rassemblées à Paris samedi matin dans différents points de la capitale française, sous haute surveillance des forces de l’ordre qui cherchent à prévenir les attroupements, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Peu avant 11H, les forces de l’ordre avaient interpellé 39 personnes, selon la préfecture de police parisienne (PP). Parmi elles, certaines étaient en possession de marteaux ou de jerrycans. A 11H00, elles avaient contrôlé 1.249 personnes et en avaient verbalisé treize.

Les forces de l’ordre françaises, au dispositif musclé, ont dispersé environ 300 personnes qui tentaient de se rassembler place de la Madeleine à l’appel d’Attac et Solidaires, malgré l’interdiction formulée vendredi par la préfecture de police.

Les manifestants, la plupart sans gilets jaunes mais se revendiquant de ce mouvement social né le 17 novembre 2018, ont été bloqués par les forces de l’ordre. Elles ont tiré une fois du gaz lacrymogène pour disperser la foule.

«Nous sommes traités comme des criminels», s’est énervée Brigitte, militante écologiste. Parmi les slogans entendus: «la rue, elle est à nous».

«Nous nous sommes rassemblés ce matin car c’était non déclaré et nous voulions montrer que c’est impossible de nous interdire de manifester», a pour sa part déclaré Martine, 62 ans, militante d’Action Non-violente COP21, qui ira également marcher pour le climat, une autre marche aillant lieu ce samedi à Paris.

Des patrouilles de policiers en uniforme et en civil contrôlent et fouillent massivement les personnes présentes.

«J’ai été contrôlé cinq fois depuis le bas des Champs. C’est normal, ils font leur taf, on commence à avoir l’habitude mais c’est quand même dingue. Du coup, on va voir où on peut se réunir», a déclaré à l’AFP Steve, 37 ans, «gilet jaune».

A Paris, qui a été le théâtre de violences et saccages lors de précédentes manifestations des «gilets jaunes», les «cassez-vous» répondaient aux «dispersez-vous», de la police.

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Un lanceur d’eau était stationné sur le haut des Champs Elysées tandis que le restaurant Fouquet’s, saccagé le 16 mars, était barricadé et gardé par deux policiers.

Pour cette journée de manifestations multiples à Paris, les autorités disent craindre un retour des violences, comme au plus fort du mouvement des «gilets jaunes». Une source sécuritaire évoque ainsi des risques de «convergence» entre «gilets jaunes» et «black blocs qui veulent tout casser» mais aussi d’«infiltration» de la marche pour le climat.

Le préfet de police de Paris a annoncé un dispositif de sécurité important, avec notamment 7.500 membres des forces de l’ordre.

 
 
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