Incidents à Paris: plus de 15.000 personnes ont marché pour le climat malgré les violences (vidéos)

Incidents à Paris: plus de 15.000 personnes ont marché pour le climat malgré les violences (vidéos)
Reuters

Quelque 15.000 personnes ont marché pour le climat samedi à Paris mais cette manifestation a été parasitée par des violences : des black blocs se sont mêlés au cortège dès son départ et des incidents ont éclaté avec les forces de l’ordre.

Scooters incendiés, banque saccagée… : des militants black bloc perturbent la marche pour le climat à Paris

Vitrines cassées, banque dégradée, barricades de fortune incendiées… des violences ont éclaté dès le début de la marche vers 14h30. Quelque 1.000 manifestants « radicaux » y ont été signalés par la préfecture de police (PP), alors qu’un nouvel acte de la mobilisation des gilets jaunes avait également lieu samedi à Paris.

À 18h, 163 personnes avaient été interpellées et et 395 verbalisées, selon la PP. Quelque 15.200 personnes ont participé à la marche pour le climat, selon le cabinet Occurrence, qui a effectué un comptage pour un groupe de médias dont l’AFP. Les organisateurs, eux, revendiquent 50.000 participants et la PP fait état de 16.000 manifestants.

« Les manifestants sous le choc »

Après un moment de confusion dû aux violences, qui ont fait refluer des centaines de manifestants vers le point de départ, Jardin du Luxembourg, le cortège est finalement arrivé à son terme, dans le quartier de Bercy, en fin d’après-midi.

Là, des militants écologistes ont bloqué le pont de Tolbiac et la passerelle piétonne Simone de Beauvoir, en y déployant des banderoles. Sur l’une d’elles, on pouvait lire, en anglais, « Macron, pollueur de la Terre ».

« À 5 jours des débats sur le projet de loi de finances à l’Assemblée nationale, nous sommes #SurlePont pour exiger des moyens à la hauteur de l’urgence climatique », a tweeté l’ONG ANV-COP21 Plus tôt dans l’après-midi, cette ONG avait dénoncé des « violences policières ».

« 45 minutes après le départ, les forces de l’ordre ont projeté sans sommation plusieurs grenades de désencerclement dans le cortège », a affirmé à l’AFP une porte-parole d’ANV-COP21. « Les manifestants ont dû faire marche arrière, ils sont stupéfaits, sous le choc », a-t-elle poursuivi.

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