Coupe du monde de rugby: l’Italie démarre fort face à la Namibie

Coupe du monde de rugby: l’Italie démarre fort face à la Namibie
EPA

Objectif atteint. L’Italie a fait le travail en remportant son premier match, brouillon mais bonifié, face à la Namibie (47-22), dimanche, pour son entrée dans la Coupe du monde 2019.

La Squadra Azzurra n’avait de toute façon pas le choix : dans une poule B où figurent également les favoris néo-zélandais et sud-africains, les Italiens doivent remporter les matches à leur portée (Namibie et Canada) pour espérer voir les quarts de finale pour la première fois de leur histoire, à la faveur d’un exploit devant les Blacks ou bien les Boks.

Avec ce succès, combiné à la défaite de l’Afrique du Sud la veille (23-13), les coéquipiers de Sergio Parisse s’offrent ainsi une « finale » face aux Springboks, le 4 octobre à Shizuoka, avec pour enjeu une place en quart de finale.

Mais l’éternel capitaine aurait sans doute préféré fêter d’une autre façon sa cinquième Coupe du monde, un record qu’il partage avec son ancien coéquipier Mauro Bergamasco, le Roumain Ovidiu Tonita et le Samoan Brian Lima.

«  Honnêtement, je ne pense pas à un quelconque accomplissement personnel. On sort juste d’un match qu’il était important de gagner. Et personne, dans les vestiaires, n’est content du contenu de cette rencontre », a pesté Parisse.

«  On a atteint notre premier objectif, gagner avec le bonus. Comme je l’ai dit plus tôt, ce n’était pas un grand match pour l’Italie. Évidemment, on était un peu nerveux. Pour certains, c’était leur premier match dans un Mondial. C’est parfois un peu compliqué de gérer la pression et les sentiments personnels… On voulait gagner avec le bonus. On l’a fait », a-t-il ajouté.

Mais l’Italie n’a pas chanté sous la pluie : la machine a eu du mal à se mettre en route. Le vent et la pluie (en début de seconde période), n’expliquent pas tout. Les Italiens ont été particulièrement maladroits et les Namibiens ont joué leur chance à fond, notamment en première période à l’issue de laquelle ils étaient menés (21-7).

Ils ont même mis pris l’avantage par Damian Stevens au bout de quatre minutes à peine (7-0). Mais, depuis le début de cette Coupe du monde, aucune équipe qui a ouvert le score ne s’est imposée.

Et, rapidement, le professionnalisme et le réalisme italiens se sont fait sentir à mesure que les Namibiens multipliaient les erreurs.

Cinq essais supplémentaires en seconde période (Tebaldi 41e, Padovani 43e, Canna 48e, Polledri 69e, Minozzi 76e) ont donc permis aux Italiens, efficaces à défaut d’être brillants, de prendre le point de bonus offensif. Essentiel avant d’affronter le Canada, dans quatre jours, à Fukuoka.

 
 
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