La Ville de Bruxelles déclarée en état d’urgence climatique: la neutralité carbone fixée pour 2050

La Ville de Bruxelles déclarée en état d’urgence climatique: la neutralité carbone fixée pour 2050
Mathieu GOLINVAUX

Le conseil communal de la Ville de Bruxelles a déclaré lundi soir cette commune centrale de la capitale « en état d’urgence climatique ». Dans une motion adoptée dans ce sens à l’issue d’une concertation entre forces de la majorité et de l’opposition, à l’exception de la N-VA, les conseillers communaux se sont, en outre, fixé, l’objectif de la neutralité carbone pour 2050. C’est celui que s’est également fixé la Région bruxelloise.

Cette déclaration du conseil communal entend donner une réponse concrète aux nombreuses interpellations citoyennes et aux avertissements de l’ensemble de la communauté scientifique et du GIEC, à l’heure où s’ouvre à New-York, un sommet de l’ONU sur le climat.

Le conseil communal a aussi tenu à rappeler les politiques essentielles à ses yeux dans la lutte contre le dérèglement climatique. Il a ainsi notamment décidé de se fixer comme objectif que la consommation énergétique des bâtiments de la Ville soit fournie par 100 % d’énergie verte dont 27 % d’énergie renouvelable locale.

Le PTB n’a finalement pas soutenu la motion

Il entend augmenter les ambitions du Plan Climat en mettant en œuvre l’objectif de réduction drastique des émissions à travers plusieurs mesures comme sa fusion avec l’Agenda 21 pour garantir une transversalité dans tous les départements de l’administration ; l’association d’un panel citoyen et scientifique à son évaluation régulière ; ainsi que sa promotion auprès des structures qui dépendent de la Ville de Bruxelles, au secteur privé, associatif, et aux Bruxellois.

La motion reprend, en les complétant sur quelques points, des pans entiers d’objectifs fixés dans l’accord de majorité 2018-2024, soulignant ainsi l’importance de la vision transversale de la lutte contre le dérèglement climatique.

L’opposition, (PTB, MR et CDH), a soutenu la motion. Le PTB s’est rallié au texte de la majorité malgré le fait que leur demande d’amendement sur la gratuité des transports en commun ait été rejetée.

 
 
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