Mort de Jacques Chirac: «Je lui dois probablement la vie», salue un journaliste ex-otage en Irak

Michèle Alliot-Marie, Jacques Chirac et Dominique de Villepin (de gauche à droite)
Michèle Alliot-Marie, Jacques Chirac et Dominique de Villepin (de gauche à droite) - Photo News

Le journaliste Georges Malbrunot, ex-otage en Irak, a rendu hommage à l’ancien président français Jacques Chirac, décédé jeudi, en soulignant qu’il lui devait « probablement la vie ». « Hommage et respect à Jacques Chirac qui vient de mourir », a tweeté le grand reporter du quotidien Le Figaro. « Il restera dans l’histoire comme celui, clairvoyant, qui a su dire non à la folle aventure américaine en Irak en 2003. À titre personnel, je lui dois probablement la vie. »

Convaincu qu’une guerre déstabiliserait la région, Jacques Chirac avait refusé de soutenir les Américains dans la guerre en Irak en 2003 et confié à Dominique de Villepin, son ministre des Affaires étrangères, le soin de mener la bataille diplomatique à l’ONU. Chirac brandira la menace d’un veto et cherchera à former un front du refus.

« Certes, comme le reconnut un de ses proches cité dans un de nos livres, "il avait épousé la vision du sunnisme politique", mais cela ne l’empêchait pas de reconnaître le rôle et l’influence de l’Iran chiite au Moyen-Orient. Il avait une qualité sur ses successeurs. Il connaissait les dirigeants et les problématiques du Moyen-Orient », a souligné Georges Malbrunot. Les journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot avaient été retenus en otage pendant 124 jours en Irak, d’août à décembre 2004, sous la présidence de Jacques Chirac.

 
 
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