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Lanceur d’alerte: Trump nostalgique du sort réservé jadis aux espions

Il a réagi après les révélations de ce lanceur d’alerte qui s’est inquiété que le président américain ait demandé par téléphone à son homologue ukrainien d’enquêter sur le fils de son rival potentiel à la présidentielle 2020.

Temps de lecture: 2 min

Donald Trump, en pleine tourmente de l’affaire ukrainienne, a proféré des menaces à peine voilées à l’égard du lanceur d’alerte et de ses informateurs lors d’une rencontre privée dont un enregistrement a été diffusé jeudi par le Los Angeles Times.

>Donald Trump menacé de destitution: le lanceur d’alerte appartient à la CIA, affirme le New York Times

« Qui est la personne qui a donné au lanceur d’alerte l’information ? Parce qu’elle s’assimile à un espion », estime le président américain, que l’on entend d’assez loin dans cette bande sonore d’une trentaine de secondes.

Il réagit ainsi après les révélations de ce lanceur d’alerte qui s’est inquiété du fait que le président américain ait demandé par téléphone à son homologue ukrainien d’enquêter sur le fils de son rival potentiel à la présidentielle 2020, Hunter Biden fils de Joe Biden.

Exécutions

« Vous savez ce qu’on faisait au bon vieux temps quand nous étions malins ? », fait mine de s’interroger le locataire de la Maison Blanche. « Les espions et la trahison, on traitait ça un peu différemment qu’aujourd’hui », lance-t-il, déclenchant quelques rires.

Le grand quotidien de Los Angeles assure que cette conversation s’est tenue jeudi matin à New York, lors d’un événement privé. Une personne y assistant a transmis l’enregistrement des remarques de M. Trump au journal.

En 1951 les époux Rosenberg, Julius et Ethel, avaient été condamnés à mort par la justice américaine pour espionnage au profit de l’URSS et exécutés en 1953. D’autres espions ont été condamnés à des longues peines de prison.

 

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5 Commentaires

  • Posté par Pablos Gino, vendredi 27 septembre 2019, 17:17

    Bah vous savez qui se ressemble s'assemble,le père de son grand pote Giuliani n'était autre qu'un mafieux condamné à plusieurs reprises et incarcéré pour vols,puis il devint garde du corps d'un autre petit boss mafieux également.S'est de cette périoide et les méthodes des employeurs du père Giuliani qu'il est nostalgique,celui qui pipait mot on le coulait dans le beton.

  • Posté par Lucas Danièle, vendredi 27 septembre 2019, 14:52

    Petite remarque: les époux Rosenberg ont bien été exécutés pour trahison mais, des années plus tard, on s'est rendu compte qu'ils n'étaient pas coupables.

  • Posté par Grulois Stanislas, vendredi 27 septembre 2019, 13:24

    Symptomatique de ce que ce type est réellement : un parrain mafieux qui aimerait voir ses ennemis enterrés dans le désert. Cela dit, par ces mots, il avoue ses torts. Non ?

  • Posté par LAMBERT André, vendredi 27 septembre 2019, 10:31

    Si les USA étaient encore au temps des cow-boys, il y a longtemps que Trump serait pendu haut et court.

  • Posté par Petitjean Marie-rose, vendredi 27 septembre 2019, 8:54

    Les élus républicains vont perdre leur honneur s'ils continuent à soutenir ce président indigne.

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