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Céline Alvarez au «Soir»: «Avant d’enseigner, il faut réparer»

La pédagogue française qui déplace les foules vient de clôturer un cycle d’accompagnement de 750 enseignants en Belgique. Elle en tire les leçons dans un nouvel ouvrage. Et répond aux critiques.

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Chef du service Société Temps de lecture: 7 min

Une capacité à déplacer des foules d’enseignants. A insuffler du positif dans un système scolaire qui n’a pas toujours le moral. A faire la synthèse entre des nouvelles pédagogies – vieilles parfois d’un siècle – et les apports récents des neurosciences. A s’attirer aussi les foudres d’experts universitaires.

Céline Alvarez, c’est un peu tout cela à la fois. C’est aussi un succès de librairie. Son premier livre – Les lois naturelles de l’enfant  –, publié en 2016, est une référence dans le monde enseignant. Il s’en est vendu 220.000 exemplaires en trois ans. Pas étonnant dès lors qu’en septembre 2018, quand la ministre Marie-Martine Schyns a proposé de soutenir un cycle de huit conférences étalées sur l’année, 750 enseignant(e)s de maternelle ont pris d’assaut les listes d’inscriptions.

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12 Commentaires

  • Posté par Dauby Josse, lundi 30 septembre 2019, 9:32

    Je suis un vieil enseignant retraité (41 ans). J'ai connu toutes les classes du secondaire et réalisé ma fonction avec passion et plaisir dans une école en discrimination+ , dans un quartier très difficile, très atteint par la pauvreté et le délabrement économique, je me suis toujours remis en question, me suis adapté à mes classes. L'an passé, j'ai assisté aux Grandes conférences liégeoises à la conférence de Madame Alvarez. J'ai décroché après 10 minutes, j'ai failli m'endormir, ce fut le pire exposé de toute la saison. En principe, quelqu'un qui parle de pédagogie, de transmission doit être aussi un excellent transmetteur, passionné et passionnant. Et c'était très pénible de l'écouter parler de choses qu'elle n'a pas expérimentées ou qu'elle ne maîtrise pas. Théorie, théorie, théorie. J'ai donc de gros doutes concernant ces "idées innovantes"!!

  • Posté par Naeije Robert, samedi 28 septembre 2019, 20:07

    Publier des bestsellers n'est pas une preuve de crédibilité. J'aimerais savoir ce que cette experte auto-proclammée qui pratique du Montessori (ce qui n'est pas original) enrichi des acquis des neurosciences (mais oui...) a coûté au contribuable. Si c'est gratuit en temps et en argent, d'accord, sinon cela mérite débat..

  • Posté par Landroit Henry, samedi 28 septembre 2019, 19:19

    Une fée a traversé la Belgique ! Une fée nommée Céline a traversé la Belgique durant l’année scolaire 2018-2019. En moins d’un an, munie de sa baguette pédamagique et de quelques puzzles compliqués, des mikados, des jeux de dames et d’échecs, elle a fait de sept-cent-cinquante institutrices et instituteurs belges en maternelle des superpros et d’au moins quinze-mille bambins de 3 à 5 ans de superélèves qui désormais comprennent tout du premier coup, sont motivés, persévérants, concentrés, enfin calmes et tout et tout. Certes, ils vont jouer de temps en temps dans les couloirs avec des avions en papier au lieu d’aller aux toilettes, mais cela prouve seulement une chose : ils ont besoin d’un local de classe de 50 à 60 mètres carrés au moins ou mieux encore, ils seraient mieux dans un grand local, à cinquante, avec deux enseignants, pour y exercer leur intelligence. Ce petit incident n’incite pas la fée à se poser une simple question : « Et si ces enfants vont jouer dans le couloir, n’est-ce pas parce qu’ils en ont marre de ce qu’ils font en classe ? ». Seuls les enseignants qui ont ou ont eu des élèves en chair et en os de nombreuses années sont capables de se poser des questions aussi simples. La fée a travaillé bénévolement plusieurs mois en Belgique. Du moins, c’est ce qu’elle affirme. Blanquer n’est plus le sponsor qu’il fut quand elle travaillait à Gennevilliers, là où elle a découvert les lois naturelles de l’enfant. Elle ne sait pas pourquoi il l’a abandonnée.

  • Posté par Soutmans Philippe, dimanche 29 septembre 2019, 19:45

    Merci Henri pour ce commentaire. Ce qui est inquiétant c'est comment autant de collègues enseignants ont pu se laisser berner avec la bénédiction de la Ministre Schyns. Osons espérer que la nouvelle ministre Désir en face l'évaluation et porte le projet de master à 5 ans pour tous les les enseignants..

  • Posté par Landroit Henry, samedi 28 septembre 2019, 18:46

    Quelques questions fondamentales qu'il est bon de se poser en voyant cette réaction de 335 enseignants ayant participé à « l'accompagnement » de C. Alvarez en Belgique en 2018-19 : 3. des questions mineures : - Que pensent les 415 autres participants à cette formation ? Mais ne nous attardons pas sur les nombres, là n'est pas le vrai problème. - Pourquoi seulement deux d'entre eux seulement (si je compte bien) sont-ils liés de près ou de loin à la pédagogie Freinet ? 4. des questions majeures : - Mais que faisaient et où étaient donc ces 335 directeurs, directrices, enseignants, enseignantes entre 1980 (pour ne pas remonter à 1968) et aujourd'hui ? - Où puisaient-ils leur inspiration pédagogique quand ils n'avaient pas C. Alvarez comme guide ? Ils devaient être bien démunis... - Pourquoi ne se trouvaient-ils pas dans un mouvement pédagogique innovant d’enseignants comme il en existe plusieurs en Belgique francophone, dont un qui existe depuis 1938 ? - Comment ont-ils donc survécu sans Céline Alvarez tout ce temps, alors que celle-ci ne fait que reprendre les idées généreuses des pionniers de l'éducation nouvelle depuis 1921, sans les citer, bien entendu (à part Montessori) en faisant croire qu'elle a découvert le Graal ? - Pourquoi n'ont-ils pas été en recherche personnelle plus tôt ? Cela leur aurait permis d'entrer en contact avec des mouvements d'enseignants coopératifs où les formations sont organisées sur le long terme (on doit se former toute sa vie) sur la base d'échanges entre participants, le travail entre pairs, l'élaboration d'outils pour la classe, sans attendre qu'une ministre de l'Éducation ne leur serve quelqu'un sur un plateau ? - Pourquoi n'ont-ils découvert et essayé le changement que maintenant alors que tout, dans l'environnement pédagogique, sociétal et politique les y poussait depuis tant de temps ?

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