La Belgique sixième du relais mixte 4 x 400 m: «On ne s’attendait pas à affronter les Top Teams»

photo news
photo news

Le matin, leur coach Jacques Borlée avait estimé qu’il pouvait lutter pour le podium. Il n’en a jamais été question et pour une bonne raison. « On ne s’attendait pas à ce que les équipes alignent toutes leurs meilleurs éléments malgré les épreuves individuelles qui arrivent », a déclaré Dylan Borlée résumant le sentiment de tous. « Nous sommes quand même la sixième nation pour une première expérience mondiale car le niveau était tout autre de celui de Yokohama. Il y a deux ans, il n’y avait même pas de relais féminin en Belgique » a ajouté le cadet des frères. « On peut être fiers de nous. »

Hanne Claes qui découvrait les Mondiaux regrettait « le temps perdu dans les passages, en raison de notre manque d’expérience. Mais c’était un honneur de pouvoir courir cette course. Quand j’ai vu Allyson Felix (l’athlète la plus médaillée de l’histoire des Mondiaux qui a enlevé son 12e titre et sa 17e médaille, NDLR) courir dix bons mètres devant moi, je me disais waoww. »

Et c’est vrai que les Belges n’ont jamais été en mesure de rivaliser. « Cela allait vite » reconnu Camille Laus. « Quand Naser (la N.1 mondiale bahreïnienne) m’a dépassée, j’ai vu la différence de niveau. » Evoquant ensuite la particularité d’avoir pu passer le témoin à Kevin Borlée son compagnon dans la vie. « Heureusement cela s’est bien passé. J’étais heureuse d’avoir pu courir ensemble mais une fois dans la course cela n’a pas joué. Maintenant j’espère qu’on va entrer dans le Top 8 avec les Cheetahs », a conclu la capitaine du relais féminin du 4X400m.

L’habituel finisseur des relais des Tornados, Kevin Borlée avait retrouvé son poste à l’occasion de la finale. « J’ai pu courir mais j’ai un problème au flanc droit. Je dois faire attention. J’ai fait le mieux que je pouvais. En globalité, nous avons un bon niveau. J’espère qu’à la télévision le public a pu apprécier. » Il est vrai qu’ils étaient très peu nombreux au stade. A la question de savoir si le jumeau de Jonathan pourra s’aligner avec les Tornados dans les séries du 4X400m masculin, l’intéressé a répondu : « je vous le dirai la semaine prochaine. »

Au terme de cette première finale mixte de l’histoire, Hanne Claes, qui sera engagée dès mardi dans le 400m haies, énonçait une idée partagée par pas mal d’observateurs : « le mixte est encore plus passionnant que l’autre relais, avec toutes ses possibilités tactiques. »

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les implications de l’affaire Nethys sur les pratiques politiques resteront selon les historiens.

    L’affaire Nethys va-t-elle intégrer les livres d’histoire?

  2. Pour les étudiants, la réussite partielle est progressivement entrée dans les mœurs.

    Universités: le taux de réussite est en baisse structurelle

  3. d-20160728-G95KNK 2018-05-02 10:05:11

    Les avortements jusqu’à 18 semaines reposent la question de la formation

La chronique
  • Des tweets prolétariens

    Les médias sociaux sont de toutes les époques. C’est une des conclusions d’un livre remarquable du professeur d’histoire, Maarten Van Ginderachter, de l’université d’Anvers. Dans son ouvrage The everyday nationalism of workers (Le nationalisme quotidien des travailleurs), il explique que le quotidien socialiste gantois Vooruit avait lancé à la fin du dix-neuvième siècle un « denier de la lutte », une liste d’abonnements pour soutenir la presse socialiste. Ce qui est intéressant à propos de ces listes, c’est que les donateurs pouvaient compléter leur don par une brève déclaration, généralement des messages courts ou 1 à 5 lignes dans un langage très familier. Ces déclarations étaient publiées dans une section séparée, et dans le Vooruit. Elles représentèrent rapidement jusqu’à un quart de l’espace total de la copie, publiée au moins deux fois par semaine, contenant à chaque fois plusieurs dizaines de déclarations.

    Une propagande efficace...

    Lire la suite

  • Colonies israéliennes: Trump s’assied sur le droit international

    Donald Trump aime créer la surprise. Lundi soir, il a cependant laissé à son fidèle secrétaire d’État Mike Pompeo le soin d’annoncer urbi et orbi que les États-Unis, soudain, changeaient d’avis sur la question des colonies israéliennes en territoires palestiniens occupés. Désormais, l’administration américaine estime que ces colonies ne sont pas, ou plus, contraires au droit international. Le tableau pourrait presque faire sourire : un milliardaire devenu président de la plus grande puissance au monde se lève un beau matin, et décide...

    Lire la suite