Mondiaux d’athlétisme: Thomas Van der Plaetsen pense qu’une huitième place comme à Rio est possible

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Au même moment, dans le même stade Khalifa de Doha, aux travées désespérément vides, un autre « stakhanoviste », Thomas Van der Plaetsen, disputera son décathlon. Le Gantois, champion d’Europe 2016, a vu sa préparation perturbée ces dernières semaines. Une blessure aux ischios, ressentie au meeting de la Golden League de Paris le 24 ans, a aussi eu des répercussions au niveau de la hanche. « Mais depuis une semaine, une semaine et demi, j’ai pu m’entraîner à fond en sprint et à la longueur, c’est bon signe », a-t-il assuré lundi.

Les problèmes physiques et Thomas Van der Plaetsen se côtoient malheureusement très fréquemment ces dernières années. Ce sont eux qui l’ont empêché de terminer les Mondiaux de Londres en 2017 et l’Euro de Berlin l’an dernier. Ils ne sont toutefois pas de nature à le décourager au moment d’aborder à 28 ans ses cinquièmes championnats du monde consécutifs.

« Je me sens plus frais »

« Il y aura de la pression, oui et non. Il y a quelques semaines avec mes problèmes il y en a eu, mais en ce moment je me sens bien. Je sens que je peux faire une belle compétition, nous verrons. À Talence (où il a réalisé 8.214 points qui l’on qualifié directement pour Doha), je manquais de niveau physique. Ici, je me sens beaucoup plus frais. J’aimerais faire au moins aussi bien qu’à Talence au niveau des points et figurer dans le Top-8 comme à Rio. »

La perspective de disputer les Jeux Olympiques l’année prochaine à Tokyo est évidemment à l’esprit de tous les athlètes présents au Qatar. La performance demandée en décathlon est de 8.350 points. Le record de Van der Plaetsen se situe à 8.332. Il remonte à 2016 aux JO de Rio.

« Si je peux réaliser 8.300 points et quelque chose et figurer dans le Top-8 ce serait très bon pour le ranking. » Il y occupe la 18e place (24 décathloniens, au lieu de 32 dans le passé, disputeront l’or olympique en 2020). « Avec ce ranking, l’incertitude est plus grande qu’avant. Peut-être faudra-t-il disputer plus de décathlon qu’avant, prendre plus de risques, pour y arriver. »

« C’est un test »

Sur l’idée de disputer heptathlon et décathlon au même moment, Thomas Van der Plaetsen souligne un point souvent négligé : « C’est un test. Sur le principe c’est une excellente idée, il faut voir maintenant en pratique. J’espère que ce sera une réussite. Pour les coachs qui entraînent des hommes et des femmes ce sera en revanche plus compliqué. Ça pourrait avoir pour effet de revenir à l’ancien format. »

 
 
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