«The Joker», un coup de maître: nos critiques des sorties cinéma

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The Joker
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« The Joker ».

The Joker (Todd Phillips)

Un coup de maître qui retourne aux origines de cette icône de la BD pour en livrer un portrait neuf, et transcendant. Todd Phillips parvient à faire de ce film un feu d’artifice, où la tension monte peu à peu pour exploser au grand jour. Et Joaquin Phoenix, dans le rôle-titre, est aussi flippant que touchant, aussi méconnaissable qu’incroyable.

Portrait de la jeune fille en feu (Céline Sciamma)

Dans ce film en costumes, politique, féministe et romantique, Céline Sciamma est aux petits soins avec sa mise en scène, classique et très cadrée, filmant avec élégance, sans provocation. Elle révèle avec beaucoup de grâce la jeune Noémie Merlant et confirme le talent d’Adèle Haenel.

Alice et le maire (Nicolas Pariser)

Nicolas Pariser ne cherche pas les effets. Il aborde les choses de manière impressionniste, posant de manière pertinente et argumentée la question du pouvoir et s’interrogeant avec nuance sur la possibilité ou non d’accorder pensée politique et pratique politique. Brillamment écrit, mis en scène et interprété, Alice et le maire donne matière à réflexion à chacun.

After the wedding (Bart Freundlich)

Un mélo désincarné qui se prend trop au sérieux et, surtout, n’exploite la confrontation entre deux univers qu’avec quelques clichés et deux ou trois flash-back.

Angry Birds : Copains comme cochons (Thurop Van Orman & John Rice)

Un film qui part parfois dans tous les sens, est un peu répétitif et n’est pas forcément d’une originalité rêvée. Une fois cela mis de côté, on notera toutefois des références à la pop-culture amusantes, des gags faciles mais drôles, des personnages mignons… Bref, un dessin animé facile et pas prise de tête pour un sou.

Ne croyez surtout pas que je hurle (Frank Beauvais)

Un film inclassable, indéfinissable qui bouscule le spectateur, qui le pousse dans ses retranchements. Un objet cinématographique inédit où Beauvais constitue un patchwork d’images issues des quatre à cinq films qu’il engloutit chaque jour pour raconter son histoire, son ressenti.

 
 
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