Brexit: les grandes lignes de «l’offre finale» que Boris Johnson propose à l’Union européenne

Brexit: les grandes lignes de «l’offre finale» que Boris Johnson propose à l’Union européenne
DPA

Le quotidien The Telegraph, dont Boris Johnson avait autrefois été le correspondant à Bruxelles et dans lequel ce dernier tenait une chronique hebdomadaire jusqu’à son accession au poste de Premier ministre, a obtenu mardi soir l’exclusivité des grandes lignes d’un projet d’accord que Londres va faire parvenir ce mercredi à la Commission européenne pour le Brexit.

L’élément central de ce projet constitue l’alternative au « backstop » (le « filet de sécurité ») irlandais contenu dans le premier accord de sortie conclu entre l’UE et le gouvernement de Theresa May, et qui doit éviter le retour d’une frontière physique entre les deux Irlande une fois que le Royaume-Uni aura quitté l’Union.

Le nouveau plan britannique intitulé « deux frontières pour quatre ans » prévoit les grands points suivants :

– L’Irlande du Nord restera dans les faits membre du Marché unique pour les biens agricoles et industriels (donc toutes les marchandises) pendant quatre ans après la date de sortie du Royaume-Uni de l’Union, donc jusqu’en 2025. Des contrôles douaniers seront toutefois nécessaires, avec nombre d’exemptions souhaitées par le Royaume-Uni, pour faciliter le commerce entre les deux Irlande.

– Pendant les quatre années jusqu’en 2025, des contrôles douaniers devront être établis entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni (la Grande-Bretagne), c’est-à-dire sur la mer d’Irlande, puisque le Royaume-Uni risque de faire évoluer sa législation de manière divergente par rapport à celle de l’UE.

– Après quatre ans, l’Assemblée d’Irlande du Nord décidera si elle reste alignée sur l’Union européenne ou si elle préfère revenir totalement dans la sphère douanière du Royaume-Uni, auquel cas il faudra se résoudre à instaurer des contrôles douaniers entre les deux Irlande.

Selon The Telegraph, les grandes lignes de ce plan ont été communiquées aux capitales des 27 mardi. Londres s’attend à de vives réactions européennes, mais le chef de cabinet de Boris Johnson Dominic Cummings aurait indiqué à de hauts conseillers que si l’UE « rejette notre offre, tant pis ».

 
 
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