Brexit: Juncker souligne des «points problématiques» dans «l’offre finale» de Boris Johnson

Brexit: Juncker souligne des «points problématiques» dans «l’offre finale» de Boris Johnson
Reuters

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a présenté mercredi une proposition de « compromis » pour éviter un Brexit sans accord, jugé « problématique » par Bruxelles malgré le risque d’un « no deal » à hauts risques le 31 octobre.

Arrivé au pouvoir fin juillet avec la promesse de sortir coûte que coûte son pays de l’Union européenne, le chef du gouvernement conservateur a présenté ce qu’il voit comme un « compromis raisonnable » dans une lettre au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Ce dernier a relevé aussitôt des « points problématiques » dans ce plan, qui permet selon Boris Johnson de régler le casse-tête de la frontière irlandaise, sur lequel butent toujours les négociations du Brexit à moins d’un mois de sa date prévue, plus de trois ans après la victoire du « Leave » au référendum.

Il permet de maintenir l’Irlande du Nord à terme dans la même zone douanière que le reste du Royaume, sans pour autant prévoir les contrôles douaniers physiques à la frontière entre la province britannique, et la République d’Irlande, membre de l’Union européenne, vus comme menaçant les accords de paix de 1998.

Un contrôle « total »

Boris Johnson a souligné que cette solution rendait à Londres le contrôle « total » sur sa politique commerciale, contrairement au décrié « backstop » (« filet de sécurité ») du précédent projet d’accord, rejeté trois fois par le Parlement. Ce dernier prévoyait un maintien du Royaume-Uni tout entier dans une union douanière avec l’UE faute d’autre solution.

En attendant une réponse de Bruxelles, les marchés financiers ont semblé peu convaincus par les chances de succès de cette proposition à éviter un « no deal » aux conséquences potentielles désastreuses pour l’économie, la Bourse de Londres finissant sur une chute de plus de 3 %.

Allié des conservateurs, le petit parti nord-irlandais DUP, a salué une bonne « base », qui permet d’écarter les risques pour le marché intérieur britannique.

 
 
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