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Congé de maternité: «Ce n’était pas un choix de m’arrêter avant mon accouchement»

Une femme qui est en incapacité de travail avant son accouchement peut perdre jusqu’à six semaines de congé de maternité. Les syndicats, les mutuelles, les organisations de femmes et de la famille publient un appel pour supprimer cette discrimination. Deux propositions de loi sont déposées.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 5 min

Au bout du fil, des gazouillements en arrière-fond. La petite dernière d’Audrey Lucas, enseignante, a dix semaines. Théoriquement, son congé de maternité se terminait… ce mercredi. Car Audrey, comme beaucoup d’autres mamans, a été arrêtée plusieurs semaines à la fin de sa grossesse. Or, une période d’incapacité de travail durant les six semaines qui précèdent l’accouchement est automatiquement convertie en congé de maternité. Des quatorze semaines du congé maternité, ne restent alors potentiellement, à partager avec son bébé, que neuf semaines à une jeune maman qui a été arrêtée plus tôt pour des contractions… ou qui s’est cassé la jambe.

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3 Commentaires

  • Posté par Coulon Fabien, jeudi 3 octobre 2019, 14:45

    Augmentons le congé maternité à 6 mois-1 an à répartir entre la mère et le père. Mettre des enfants à la crèche avant leur 1 an est une aberration totale. Comment couper définitivement le lien parent/enfant dès le plus jeune âge. Et on s'étonne de l'augmentation de la violence et des troubles psychologiques à l'âge adulte. Tout ça pour pouvoir reprendre le travail le plus vite possible... Quelle belle société soucieuse de ses plus faibles. Vite vite mettons mémé à la maison de retraite, elle m'empêche de travailler. Et Clarinval qui reste dans sa ligne de conduite: j'ai touché le fond mais je creuse encore!

  • Posté par Naze Guy, jeudi 3 octobre 2019, 9:27

    Le système est particulièrement inégal et peu pratique : (1) celles qui ont des arrêts maladie en début de grossesse ne sont pas pénalisées pour le congé légal [quelques-unes jouent même là-dessus, reprenant le travail juste avant la deadline, comme par hasard !], au contraire de celles qui sont en fin de grossesse - pourquoi cette différence? et (2) déposer l'enfant à la crèche ou chez une accueillante en l'avance sur l'horaire prevu (et l'âge!) : certes, mais pas nécessairement faisable en pratique, il faut encore qu'il y ait de la place à ce moment-là !

  • Posté par LIENARD NORBERT, mercredi 2 octobre 2019, 20:02

    Ces femmes peuvent dire merci à celles qui ont profité du système durant des années et maintenant les femmes qui en ont vraiment besoin sont pénalisées

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