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Attaque à la préfecture de police de Paris: ce que l’on sait

Le parquet antiterroriste n’a pas été saisi à ce stade, a-t-on appris de sources judiciaires.

Temps de lecture: 3 min

Quatre fonctionnaires tués au couteau, un suspect employé à la préfecture de police abattu par les forces de l’ordre et des motivations encore mystérieuses : ce que l’on sait de l’attaque perpétrée jeudi à l’intérieur du centre névralgique de la police parisienne.

Que s’est-il passé ?

L’assaillant a mené son « parcours meurtrier » « entre 12H30 et 13H00 » dans l’enceinte même de la préfecture de police où il travaillait, a affirmé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

L’homme a d’abord poignardé avec un couteau de cuisine trois personnes qui se trouvaient dans les bureaux de son service, la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP).

Dans un escalier, il a ensuite agressé une agent administratif de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) et une autre employée de la Direction des ressources humaines. La première est mortellement blessée.

L’assaillant est alors descendu dans la cour du 19 août 1944, la cour centrale de la PP. Après lui avoir intimé l’ordre de lâcher son couteau, un policier de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) l’a abattu avec son arme de service. Il a été touché mortellement à la tête.

Un autre policier de la DSPAP, blessé à l’épaule, a été transporté en « urgence absolue » à l’hôpital Percy de Clamart.

Qui est l’assaillant ?

L’homme, âgé de 45 ans et né à Fort-de-France, était un adjoint administratif (catégorie C), employé comme informaticien au sein du service technique de la DRPP. Il souffrait d’un handicap de surdité, selon des sources concordantes.

Il travaillait au sein de la PP depuis 2003, a précisé Christophe Castaner. C’était un « employé modèle, sans histoire », selon Yvan Assioma, secrétaire régional du syndicat de police Alliance.

Il s’était converti à l’islam il y a 18 mois, a précisé à l’AFP une source proche du dossier.

Une perquisition est toujours en cours à son domicile, un immeuble de cinq étages dans une petite résidence calme à Gonesse (Val-d’Oise), a constaté une journaliste de l’AFP.

Sa femme a été placée en garde à vue.

Des motivations incertaines

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « homicides volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et « tentatives d’homicides volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique » pour tenter de déterminer les raisons de ce « parcours meurtrier ».

L’homme n’avait « jamais présenté de difficultés comportementales », ni « le moindre signe d’alerte », a souligné Christophe Castaner.

Le syndicat Unité SGP-Police a estimé dans un communiqué qu’il s’agissait d’un « drame purement humain, qui n’a rien à voir avec (le) métier (de policier), aurait pu se produire dans n’importe quelle entreprise, n’importe quel lieu de travail ».

Le procureur de Paris, Rémy Heitz, a également indiqué travailler « en contact permanent » avec le procureur national antiterroriste « à l’évaluation de la situation ». « Nous verrons quelles suites procédurales données à cette affaire », a-t-il ajouté.

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