Près de 500 armes à feu et des dizaines de milliers d’euros saisis (vidéo)

Quelque 480 armes à feu et des dizaines de milliers d’euros ont été saisis ces derniers mois lors d’onze perquisitions à travers la Flandre, dans le cadre d’une enquête sur le commerce illégal d’armes. Sept personnes ont été emmenées pour être entendues et toutes ont été libérées, dont une sous conditions, indiquent mardi le parquet de Flandre occidentale et la police judiciaire fédérale de cette même province.

A la demande d’un juge d’instruction de Bruges, plusieurs perquisitions ont été menées ces derniers mois dans toute la Flandre par différentes polices fédérales. Les enquêteurs ont découvert et saisi un total de 480 armes à feu interdites ou soumises à la possession d’une licence, en ce compris des mitrailleuses entièrement automatiques, des armes semi-automatiques, des revolvers, des pistolets et armes avec un mécanisme à verrou. S’y ajoutent 500 chargeurs de rechange et une douzaine de grenades, également saisis.

Sept personnes ont été interpellées durant l’enquête, dont deux ont été placées durant un certain temps en détention préventive et une a été libérée sous conditions. Les suspects risquent jusqu’à dix ans de prison pour appartenance à une organisation criminelle. Ils encourent aussi un maximum de cinq ans de réclusion pour le commerce illégal d’armes à feu, qu’ils semblaient pratiquer depuis pas mal de temps.

La collection contient à la fois des armes neuves et des objets de collection datant de la Seconde Guerre mondiale. Certaines pièces ont d’ailleurs une valeur de près de 4.000 euros.

Outre les armes, des dizaines de milliers d’euros, fruit ce de commerce, ont été saisis.

«Toutes les armes ne semblaient pas destinées au milieu criminel. Au départ, cela ressemblait en effet à des collectionneurs mais les armes étaient tout de même revendues à tout le monde et cela peut être dangereux. De vieilles armes qui n’étaient plus utilisées ont été modifiées pour pouvoir l’être, et ça c’est un fait aggravant», explique le procureur Filiep Jodts.

Pour la police fédérale de Flandre occidentale, cette affaire démontre que des enquêtes sur le commerce illégal d’armes sont encore nécessaires. «Malgré les amnisties passées, nous trouvons toujours un grand nombre d’armes illégales», s’étonne-t-elle ainsi. «Ce sont peut-être en majorité des armes anciennes mais elles peuvent certainement être utilisées dans des environnements criminels ou même dans des zones de conflit.»

Après l’enquête, les armes seront confisquées et détruites.

 
 
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