Le Parlement européen convoque Sylvie Goulard pour une deuxième audition

Sylvie Goulard a déjà été auditionnée au Parlement Européen le 2 octobre.
Sylvie Goulard a déjà été auditionnée au Parlement Européen le 2 octobre. - AFP

Sylvie Goulard, ancienne députée européenne ALDE puis très brièvement ministre des Armées au sein du gouvernement français, avait déjà été interrogée oralement par les eurodéputés le 2 octobre. Sa candidature est jugée problématique, et les eurodéputés n’ont d’ailleurs pas été convaincus par son « grand oral ». Décidant de ne pas immédiatement lui donner leur feu vert, ils lui ont imposé une série de questions écrites, qui visiblement n’ont pas suffi ou dont les réponses demandent encore éclaircissement.

La principale critique qui revient autour de la commissaire désignée au Marché intérieur, à l’industrie, au numérique, à la défense et à l’espace (un portefeuille énorme, ce qui pose également question aux eurodéputés) concerne son implication présumée dans l’affaire des assistants parlementaires fictifs du Modem, qui fait l’objet d’une instruction judiciaire en France. Dans ses réponses écrites rendues mardi, Sylvie Goulard a maintenu sa ligne de conduite, répétant qu’elle ne démissionnerait pas automatiquement en cas d’inculpation dans cette affaire et qu’elle n’estime pas que sa possible implication aille à l’encontre de sa participation à l’exécutif européen.

Une deuxième casserole inquiète

Son travail grassement rémunéré pour l’institut américain Berggruen à l’époque où elle était députée européenne faisait également froncer quelques sourcils. Dans les questions écrites, les eurodéputés lui ont d’ailleurs demandé de détailler les tâches effectuées pour le think tank fondé par l’investisseur Nicolas Berggruen. Soutenue par Emmanuel Macron, elle ne semble pas créer l’enthousiasme parmi les principales familles politiques du parlement européen, mais le jeu d’influences politiques autour de l’approbation de la Commission von der Leyen pourrait pousser les parlementaires à se montrer accommodants.

Mercredi, Ville Niinistö, coordinateur pour le Groupe des Verts/Alliance libre européenne au sein de la commission Industrie, a estimé dans une réaction que la Française avait déjà « progressé dans ses réponses écrites par rapport à sa première audition lors de laquelle elle était décevante, aussi bien sur le contenu que sur les questions d’intégrité ».

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. «
Si ça avait marché avec John Barry, je serais encore là à faire couler son bain et chauffer sa soupe de tortue.
»

    Les Racines élémentaires de Jane Birkin: «J’étais devenue quelqu’un de célèbre sans grand mérite»

  2. BELGA

    Exclusion de Kir: au PS, fini de biaiser

  3. Affublé d’une veste en cuir marron élimée, appuyé à un déambulateur, Harvey Weinstein semble un vieil homme que l’on dirait centenaire, alors qu’il affiche tout juste 67 ans au compteur. © Photo News.

    Il se passe toujours quelque chose au procès de Harvey Weinstein

La chronique
  • Harry et Meghan, les papes et Vincent Kompany: les gagnants et les perdants de la semaine

    Les gagnants

    Harry et Meghan

    Une grand-mère comme Elizabeth, tout le monde en rêve ! Le conseil de famille convoqué en urgence et à huis clos dans un château de la famille royale devait tourner à la curée pour Harry et Meghan, les princes rebelles. Eh bien, nenni, comme on ne dit pas au Royaume-Uni : la Reine s’est montrée très large d’esprit et en définitive bien de son temps. De ce que l’on en sait en tout cas, et on ne sait pas forcément tout.

    Les congrès politiques

    Avez-vous vu ça ? Samedi dernier à Namur, les petites mains du CDH ont ajouté des chaises dans tous les coins disponibles pour permettre aux militants d’écouter Maxime Prévot à l’aise. Et le lendemain à Wavre, il aurait fallu un chausse-pied pour faire rentrer les fidèles du MR dans la salle où Georges-Louis...

    Lire la suite

  • Exclusion de Kir: au PS, fini de biaiser

    Emir Kir exclu du PS ! Le parti socialiste n’a pas esquivé cette fois, ni biaisé. Après six heures de discussion, la décision a été prise de sanctionner et non plus de comprendre ou d’excuser des comportements des élus en contradiction avec ses valeurs. Et cela quel que soit le poids de l’élu qui a dérapé. Emir Kir – qui rappelons-le peut faire appel d’une décision qu’il trouve totalement injuste –, ne bénéficie donc plus de la protection dont il a pu jouir dans le passé.

    Son bouclier de...

    Lire la suite