Allemagne: deux morts dans une fusillade en pleine rue à Halle, un individu interpellé

Allemagne: deux morts dans une fusillade en pleine rue à Halle, un individu interpellé
Reuters

Deux personnes ont trouvé la mort mercredi dans une fusillade qui a éclaté à Halle, en Allemagne. Plusieurs assaillants se sont échappés en voiture, a indiqué une porte-parole de la police locale. Une personne a été interpellée, a annoncé la police sur Twitter.

La police demande aux habitants de rester vigilants. La gare centrale de la ville de Halle (Land de Saxe-Anhalt) est fermée dans le cadre des recherches policières, a signalé l’opérateur ferroviaire Deutsche Bahn.

Des tirs ont également été échangés à Landsberg, ville proche de Halle, a signalé une porte-parole de la police sans donner davantage de détails. Selon un témoin des faits, les tirs ont notamment visé un restaurant turc, tandis que selon le quotidien Bild la fusillade se serait déroulée aussi devant une synagogue et une grenade aurait également été lancée, en ce jour de Yom Kippour dans un cimetière juif à proximité.

Ces informations n’ont pas été confirmées immédiatement par la police.

Plusieurs personnes ont également fait état de tirs, dont un de grenade, visant un restaurant turc de kebab.

« Un tireur portait un casque et des habits militaires », a témoigné un homme, qui était à l’intérieur, sur la chaîne d’information NTV.

« Il a jeté une grenade sur le local. La grenade s’est écrasée sur la porte et a explosé », a ajouté ce témoin, encore sous le choc.

« L’homme a ensuite tiré au moins une fois dans le magasin, l’homme qui était assis derrière moi a dû mourir. Je me suis caché dans les toilettes et j’ai verrouillé la porte », a-t-il raconté.

Cette attaque intervient quelques mois après le meurtre, en Hesse, de Walter Lübcke, un élu pro-migrants du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel (CDU). Le principal suspect est un membre de la mouvance néonazie.

Cette affaire a créé une onde de choc dans le pays, où l’extrême droite anti-migrants enchaîne les succès électoraux. Elle a réveillé la crainte d’un terrorisme d’extrême droite à l’image de celui du groupuscule NSU, responsable de l’assassinat entre 2000 et 2007 d’une dizaine de migrants.

 
 
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