Mondial de rugby 2019: le typhon Hagibis menace le duel entre la France et l’Angleterre

Mondial de rugby 2019: le typhon Hagibis menace le duel entre la France et l’Angleterre
AFP

Les deux équipes restent concentrées sur leur préparation : France et Angleterre affirment ne pas regarder les bulletins météo annonçant l’arrivée sur Tokyo du typhon Hagibis, qui coïncidera avec leur rencontre de la Coupe du monde de rugby samedi à Yokohama.

Les météorologues japonais ont averti mercredi que le typhon Hagibis devrait toucher une large partie du pays ce week-end, risquant ainsi de perturber le Mondial de rugby, mais aussi le Grand Prix de Formule 1 à Suzuka.

World Rugby a émis une alerte et fera jeudi midi (5h du matin, heure belge) le point sur la situation. L’occasion, probablement, d’annoncer sa décision, qui peut aller de la délocalisation du match à son annulation pure et simple.

En attendant, les deux équipes tentent de ne pas se laisser dissiper. « On n’a pas plus d’infos que ça », affirme l’ouvreur français Camille Lopez. « On suit le truc forcément car on en entend parler mais non, pour le moment, on n’a pas évoqué (une annulation ou une délocalisation). On reste sur la préparation du match et on verra ce qui se passera. »

Même son de cloche du côté du XV de la Rose. « S’il y a des facteurs que nous ne contrôlons pas, alors nous trouverons une autre manière de nous préparer au mieux. Mais au final, nous voulons affronter la France et nous nous concentrons sur ce point », a déclaré John Mitchell, l’entraîneur de la défense.

Des vents à 270 km/h

« Quoi qu’il arrive, nous serons prêts », a ajouté le technicien, dont l’équipe avait dû patienter six heures à son arrivée à l’aéroport de Narita, début septembre, en raison des perturbations causées par le précédent typhon, Faxai, qui a provoqué la mort de plusieurs personnes dans la région de Tokyo. « Il y a une chose dont nous sommes fiers tout au long de notre préparation, c’est notre capacité d’adaptation et notre flexibilité vis-à-vis de tout ce qui pourrait nous déstabiliser », a souligné Mitchell.

Car si le « Crunch » a lieu à Yokohama, dans la banlieue sud de la capitale japonaise, les conditions météorologiques seront très probablement compliquées, avec de la pluie et un fort vent attendus. « On s’adaptera à ça », a assuré Lopez.

Mercredi en début de soirée (heure japonaise), Hagibis évoluait dans le Pacifique à environ 1.000 km au sud de Tokyo, dégageant des rafales de vent allant jusqu’à 270 km/h, selon l’Agence météo japonaise (JMA).

Selon JMA, la puissance actuelle de Hagibis est similaire à celle de quatre des plus grands typhons qu’a connus le Japon ces dernières décennies, y compris Faxai le mois dernier. Les prévisions donnent donc, pour samedi dans la région de Tokyo, des vents soufflant à 160 km/h, des fortes pluies torrentielles et des vagues déchaînées sur les côtes. Les autorités se tiennent prêtes à faire évacuer les habitants.

Garder le rythme

Dans ces conditions, deux solutions : la délocalisation du match dans une région moins menacée et/ou un stade qui dispose d’un toit, voire l’annulation pure et simple du match.

Une solution qui n’arrangerait pas vraiment les deux équipes, déjà qualifiées pour les quarts de finale et à la recherche de rythme en vue de ce match à élimination directe.

« Ce serait préférable de jouer car les France-Angleterre sont toujours à part, en plus c’est la Coupe du monde. Cela nous permettrait de travailler pour se préparer pour le quart de finale » le 19 ou le 20 octobre à Oita, sans doute contre le pays de Galles ou l’Australie, dit ainsi Lopez.

Les Anglais, promis à l’autre adversaire parmi ces deux-là, ne vont pas « se tourner les pouces dans la chambre d’hôtel » si le match est annulé, a assuré le pilier Dan Cole. « Nous travaillerons afin d’être sûrs de garder notre tranchant au fil du tournoi. »

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Inventory Control2

    Radial, l’alternative de bpost à Amazon

  2. Le statut de «
PMR
» s’applique aux personnes en chaise roulante, aux malvoyants, aux femmes enceintes et aux personnes encombrées par un landau, un colis ou un bagage.

    Pour les personnes à mobilité réduite, prendre les transports en commun, une vraie galère

  3. d-20170713-3FU0WW 2017-07-13 16:52:12

    Amougies, le Woodstock belge, a 50 ans

La chronique
  • Hommage à la Catalogne

    Avant d’écrire 1984 (qui terrifie par son incroyable actualité), George Orwell avait participé à la guerre d’Espagne, plus particulièrement aux batailles livrées en Catalogne en 1936-1937 face aux troupes franquistes. Ceux qui s’intéressent à l’actualité politique catalane feraient bien de se plonger dans son Hommage à la Catalogne (republié chez 10/18), qui livre encore quelques clés pour comprendre cette région singulière et ses rapports avec le reste de l’Espagne.

    Ainsi, cette phrase : « Dans cette guerre, on eût dit que c’était toujours à qui manquerait l’autre ». N’est-ce pas un résumé laconique mais implacable de l’incompréhension historique entre l’Espagne et sa région la plus remuante et de l’échec des gouvernements successifs de Madrid et de sa justice ?

    Un pouvoir central qui privilégie systématiquement à la politique de la main tendue celle de la main sur la figure.

    L’Espagne, devenue...

    Lire la suite

  • Wallonie: le dernier des travaux de Di Rupo

    Ce n’est pas nécessairement un tsunami qui se prépare, mais le changement de présidents à la tête des partis francophones est un très grand chambardement. Ceux qui ont vécu depuis vingt ans avec Elio Di Rupo président du PS et grand manitou francophone, ceux qui ont grandi avec Olivier Maingain président de Défi et grand imprécateur francophone, devront changer de logiciel. On mesure l’ampleur de la révolution quand on ajoute la disparition, officielle du moins, du concept « Michel/Reynders » à la tête du MR, après le...

    Lire la suite