Le responsable de Bicky: «Nous ne nous attendions pas à telles réactions de protestation»

Le responsable de Bicky: «Nous ne nous attendions pas à telles réactions de protestation»

C’est une tempête de protestations qui s’est abattue sur GoodLife Foods (anciennement Izico), producteur du hamburger Bicky, suite au volet en ligne de sa nouvelle campagne pour son hamburger de friterie. La consternation vient du fait que l’entreprise alimentaire néerlandaise basée à Breda a utilisé une image évoquant la violence faite aux femmes pour faire passer son message publicitaire. Conseillée par une agence de publicité dont elle préfère taire le nom, GoodLife Food a posté cette image sur Facebook ce lundi et l’a retirée hier en soirée du réseau social, suite au tollé que le visuel a provoqué.

Dans un premier temps, GoodLife Foods a réagi de manière assez désinvolte, en allant jusqu’à mettre l’importance de son message publicitaire (la lutte contre l’imitation de son produit Bicky Burger) sur le même pied que le combat contre la violence faite aux femmes. Mais ce mardi, le ton a changé. Dans un bref communiqué beaucoup plus formel à l’attention de la presse, de la sphère politique et de ses clients, l’entreprise commence par déclarer : « Bicky a touché… et coulé. » Elle enchaîne : « Nous voulions nous excuser auprès de toutes les personnes qui ont été scandalisées par ce message. Nous regrettons profondément que cette publication ait semblé promouvoir certaines opinions. Bien qu’il n’ait nullement été dans notre intention d’encourager la violence, nous comprenons le débat survenu dans les médias. »

« Nous avons posé les mauvais choix »

Contacté par Le Soir, Tom Stevens, responsable de la marque Bicky pour le Benelux ajoute : « Au moment de concevoir notre campagne, nous ne nous attendions pas à telles réactions de protestation. Nous ne cherchions pas à susciter toutes ces réactions. Aujourd’hui, nous faisons notre mea culpa. Nous avons posé les mauvais choix. Maintenant, nous ne cherchons plus la publicité pour nos produits. La violence envers les femmes est plus importante que notre marque. Nous ne voulons pas que Bicky soit associé à cette violence. Et nous souhaitons que cette polémique s’arrête au plus vite. Dans le futur, nous allons poser des actes positifs pour montrer que Bicky est une marque correcte. »

En conclusion de son communiqué, GoodLife Foods pousse le mea culpa jusqu’à déclarer : « La violence conjugale est un problème qui doit être abordé dans notre société. Nous avons entre-temps été en contact avec la Hulplijn 1712, ligne téléphonique du gouvernement flamand permettant de signaler toute forme d’abus et l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, afin d’examiner comment Bicky Burger pourrait à l’avenir contribuer à ce sujet de société. » Mais pour l’heure, il est à craindre que le producteur du Bicky Burger aura de la peine à porter sa pierre à l’édifice de la lutte contre les violences faites aux femmes.

► Publicité sexiste de Bicky Burger: le ministre flamand de l’Egalité des Chances porte plainte

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