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Le responsable de Bicky: «Nous ne nous attendions pas à telles réactions de protestation»

GoodLife Food adresse son mea culpa suite à sa campagne polémique pour son hamburger de friterie. L’entreprise néerlandaise dit même souhaiter contribuer dans le futur au débat sur les violences envers les femmes.

Journaliste au service Economie Temps de lecture: 3 min

C’est une tempête de protestations qui s’est abattue sur GoodLife Foods (anciennement Izico), producteur du hamburger Bicky, suite au volet en ligne de sa nouvelle campagne pour son hamburger de friterie. La consternation vient du fait que l’entreprise alimentaire néerlandaise basée à Breda a utilisé une image évoquant la violence faite aux femmes pour faire passer son message publicitaire. Conseillée par une agence de publicité dont elle préfère taire le nom, GoodLife Food a posté cette image sur Facebook ce lundi et l’a retirée hier en soirée du réseau social, suite au tollé que le visuel a provoqué.

Dans un premier temps, GoodLife Foods a réagi de manière assez désinvolte, en allant jusqu’à mettre l’importance de son message publicitaire (la lutte contre l’imitation de son produit Bicky Burger) sur le même pied que le combat contre la violence faite aux femmes. Mais ce mardi, le ton a changé. Dans un bref communiqué beaucoup plus formel à l’attention de la presse, de la sphère politique et de ses clients, l’entreprise commence par déclarer : « Bicky a touché… et coulé. » Elle enchaîne : « Nous voulions nous excuser auprès de toutes les personnes qui ont été scandalisées par ce message. Nous regrettons profondément que cette publication ait semblé promouvoir certaines opinions. Bien qu’il n’ait nullement été dans notre intention d’encourager la violence, nous comprenons le débat survenu dans les médias. »

« Nous avons posé les mauvais choix »

Contacté par Le Soir, Tom Stevens, responsable de la marque Bicky pour le Benelux ajoute : « Au moment de concevoir notre campagne, nous ne nous attendions pas à telles réactions de protestation. Nous ne cherchions pas à susciter toutes ces réactions. Aujourd’hui, nous faisons notre mea culpa. Nous avons posé les mauvais choix. Maintenant, nous ne cherchons plus la publicité pour nos produits. La violence envers les femmes est plus importante que notre marque. Nous ne voulons pas que Bicky soit associé à cette violence. Et nous souhaitons que cette polémique s’arrête au plus vite. Dans le futur, nous allons poser des actes positifs pour montrer que Bicky est une marque correcte. »

En conclusion de son communiqué, GoodLife Foods pousse le mea culpa jusqu’à déclarer : « La violence conjugale est un problème qui doit être abordé dans notre société. Nous avons entre-temps été en contact avec la Hulplijn 1712, ligne téléphonique du gouvernement flamand permettant de signaler toute forme d’abus et l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, afin d’examiner comment Bicky Burger pourrait à l’avenir contribuer à ce sujet de société. » Mais pour l’heure, il est à craindre que le producteur du Bicky Burger aura de la peine à porter sa pierre à l’édifice de la lutte contre les violences faites aux femmes.

► Publicité sexiste de Bicky Burger: le ministre flamand de l’Egalité des Chances porte plainte

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12 Commentaires

  • Posté par Bailleux Pierre, jeudi 10 octobre 2019, 11:24

    PS Celui qui dit que c'est simplement de la provoc et qu'il ne faut pas trouver cela dégoûtant a-t-il déjà pris la peine d'aller suivre un de ces nombreux procès d'assise qui reviennent année après année, aussi nombreux que les vagues soumises au gré des marées, un de ces procès dont le point de départ est toujours invariablement la mort de la femme sous les coups de son mari ou d'un autre homme, quand il n'y a pas, en plus, tentative d'assassinat sur les proches, les enfants, les parents de la victime??? Cela devrait faire partie de toute éducation civique... Dans le cadre de ma formation, nous avons été en suivre un... Edifiant, mais pas n'importe quoi, comme vous le pensez.... Ce procès restera toute ma vie dans ma mémoire... L'un des moments les plus inoubliable de ma formation, et qui m'a serré le coeur pour la vie... Seuls des êtres sans coeur et sans sens moral peuvent s'en foutre et dire que c'est n'importe quoi.

  • Posté par Bailleux Pierre, jeudi 10 octobre 2019, 11:15

    Cela me rappelle les pub BENNETTON il y a quelques années,... faites pour choquer... mais je ne crois pas que même eux aient oser en arriver à cette triste et lamentable extrémité.

  • Posté par Bailleux Pierre, jeudi 10 octobre 2019, 11:13

    Vous ne voulez pas être associé à la violence faite aux femmes! Mais trop tard, par votre amoralité et celle de l'agence de pub que vous ne voulez pas citer, vous l'êtes déjà, et le monde réel n'est pas comme la pub.... Ce n'est pas parce qu'on ne veut plus y injecter de pognon que les suites vont cesser... VOUS êtes définitivement catalogué par la Société comme * favorisant la violence aux femmes par votre pub; * comme une société macho, amorale et complètement dépassée à notre époque ( c'est trop facile de dire qu'on a été mal conseillé par son agence de pub pour se dédouaner: toute personne normale ayant un minimum de sens moral aurait d'office refusé ce genre de pub, et même changé de suite d'agence publicitaire... Votre comportement en cette affaire révèle quel genre de -triste - personne vous et votre société êtes... Et vous voulez que cela cesse uniquement parce que, en réaction et contrairement à l'effet d'une publicité, dans VOTRE cas, les suites n'en seront pas, et heureusement, l'augmentation de vos bénéfices par plus de vente de vos burgers... TROP TARD Que cela serve de leçon à toutes les personnes qui, comme vous, foulent aux pieds les droits humains pour de l'argent. J'espère que les plaintes contre votre société et l'agence publicitaire aboutiront: on devrait vous obliger tous deux à aller suivre une dizaine de procès pour féminicides.... Vous en sortiriez sans doute, à moins que vous n'ayiez un coeur de pierre, totalement différent.... J'espère aussi qu'on vous infligera en sus une amende suffisamment salée pour que vous y réfléchisssiez à deux fois avant de recommencer,.... Et que cet argent pourra aller à la cause des femmes battues, pour augmenter le nombre de foyers où elles peuvent trouver refuge.... Votre conscience morale aurait dit non dès le début,... Vous y auriez pensé dès le début, à cette autre solution,.... quel coup de pub formidablement réussi s(aurait été... une marque qui s'associe à l a lutte contre les violences faites aux femmes, qui met ce problème en lumière.... Au lieu de cela... PLOUF, RATE! Remarque: cela fait des années qu'en France, les associations luttent contre les jugements juridiques INIQUES rendus par des juges - HOMMES- machos, traitant toujours ce genre d'affaire criminelles comme de simples drames de famille... Il serait temps de réagir, ... car c'est l'avenir de notre société qui est en jeu, et la façon dont nos enfants réagiront pour créer un monde de demain plus juste!!!!!! Cette lutte, on doit la mener sur tous les fronts sociétaux, de l'école ç la JUSTICE.

  • Posté par stals jean, mercredi 9 octobre 2019, 21:05

    Monsieur julien Bosseler, combien Le Soir a-t-il palpé pour diffuser encore et encore sans désemparer et en de plus en plus grand cette pub scandaleuse.

  • Posté par Leduc Bernard, jeudi 10 octobre 2019, 15:08

    Rien.Zéro. Nada.

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