Nethys: Moreau a déjà signé son départ avec indemnités

Les conventions de quatre au moins des cinq membres du comité de direction de l’entreprise (Stéphane Moreau, Pol Heyse, Jos Donvil et Bénédicte Bayer) ont été révoquées par le conseil d’administration de Nethys. Une rupture qui doit se faire avec versement d’indemnités.
Les conventions de quatre au moins des cinq membres du comité de direction de l’entreprise (Stéphane Moreau, Pol Heyse, Jos Donvil et Bénédicte Bayer) ont été révoquées par le conseil d’administration de Nethys. Une rupture qui doit se faire avec versement d’indemnités. - Belga

Virer le management de Nethys ne sera pas la première mission du nouveau conseil d’administration de Nethys, qui devrait être mis sur les rails ce vendredi 11 octobre : les administrateurs démissionnaires de l’entreprise ont déjà préparé le boulot lundi, lors d’un conseil qui s’est tenu en fin de journée.

Une évaluation à 500.000 pour chacun

Selon nos informations, prises à plusieurs sources dans l’entourage de Nethys, d’Enodia et des milieux politiques, les conventions des cinq membres du comité de direction de l’entreprise (Stéphane Moreau, Pol Heyse, Jos Donvil, Bénédicte Bayer et Frederic Vandeschoor) ont été révoquées par le conseil d’administration de Nethys. Une rupture qui doit se faire avec versement d’indemnités. Celles-ci s’élèveraient à deux ans d’émoluments. Connaissant les plafonds fixés par le décret wallon, on peut évaluer à 500.000 euros le montant que chacun devrait recevoir.

Contactés à plusieurs reprises, ce mercredi, le président du conseil d’administration de Nethys, Pierre Meyers, ainsi que les membres du comité de direction n’ont pas souhaité réagir à notre information. Une source dans l’entourage de Nethys a cependant confirmé que le scénario de la révocation avec l’approbation du futur conseil d’administration était le plus probable.

L’idée que des indemnités puissent être versées à des membres du management, que certains rêvent déjà de voir dégommés pour faute grave, fait bouillir une bonne partie de la classe politique. Mercredi en fin d’après-midi, le ministre des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne (PS), a réclamé en urgence à Nethys le détail de tous les actes posés depuis lundi par les conseil d’administration ainsi que celui de sa maison-mère, l’intercommunale Enodia (ex-Publifin).

D’autant que le suspense entourant la tenue de l’assemblée générale de Nethys, prévue pour ce vendredi, n’a pas totalement disparu. Pour qu’elle puisse être convoquée en urgence, cette assemblée doit être convoquée par tous les actionnaires à l’unanimité. Or, dans l’organigramme de la galaxie Publifin, Nethys est détenu à plus de 99 % par Finanpart, une coquille vide qui la sépare d’Enodia mais également par WBCC, une autre société du groupe qui gère le call-center et dont le président n’est autre que Stéphane Moreau.

Sur le même sujet
Politique
 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. PHOTONEWS_10722386-053

    La taxe de congestion divise la majorité bruxelloise

  2. Caroline Désir, ministre de l’Enseignement.

    Coronavirus: calme, vigilance et hygiène seront de mise dans les écoles pour la rentrée lundi

  3. d-20200129-3YKG2R 2020-01-29 15:26:34

    Brexit: l’Irlande a-t-elle crié victoire trop vite?

La chronique
  • La fable du matoufé et du guacamole

    L’hiver est là et il nous donne une bonne raison de manger des plats que les diététiciens réprouvent. Vous connaissez sans doute le matoufé, cette omelette généreuse enrichie de lardons, de farine et de lait. Une préparation « émouvante par sa simplicité », s’en émerveille la Royale Confrérie du Matoufé de Marche-en-Famenne, où je suis né. Mon père m’en avait légué la recette un jour où il pensait sérieusement à sa postérité.

    Posés sur les tranches du pain croustillant tout juste sorti du four à bois de ma mère, ces œufs brouillés étaient une partie de mon « chez moi ». Avec le sanglier « qui a une longueur d’avance », l’eau ferrugineuse des pouhons célébrés par Guillaume Apollinaire et les anecdotes que mon père puisait dans son livre culte, Dure Ardenne, d’Arsène Soreil.

    J’ai parlé de ce plat, et je l’ai parfois même préparé, au gré de mes voyages. Il avait ce goût simple, rustique, rassurant, qui, dans toutes les cultures, évoque la chaleur du cocon familial, les grandes tablées après la moisson, le foot ou...

    Lire la suite

  • Les dangereuses conséquences politiques du coronavirus

    Le coronavirus est d’abord et avant tout un défi sanitaire mondial, évidemment. Avec un questionnement scientifique et la mise en place nécessaire de mesures à la fois fortes et proportionnées pour endiguer l’épidémie. Mais la maladie, qui est installée désormais au centre de l’attention de toute la planète, est, et de plus en plus, un révélateur démocratique. Quand on voit, de Rome à Paris en passant par Pékin, comment le virus s’invite sur la scène politique et les dégâts qu’il y fait, on s’inquiète autant, si pas plus, à ce propos que...

    Lire la suite