Parlement flamand: l’homme qui a appelé n’a pas lancé d’alerte à la bombe ni menacé d’attentat

Parlement flamand: l’homme qui a appelé n’a pas lancé d’alerte à la bombe ni menacé d’attentat
Photo News

L’homme dont le coup de téléphone a entraîné mardi l’évacuation du parlement flamand n’a pas lancé d’alerte à la bombe ni menacé d’attentat, mais a demandé en anglais des informations. Il a en outre décliné son identité, a indiqué jeudi le parquet de Flandre orientale. Localisé, le suspect a été interpellé et auditionné. « Il ressort des éléments matériels et objectifs mis en évidence par l’enquête, ainsi que de plusieurs auditions, qu’il n’a jamais été question d’alerte à la bombe ou de menace d’attentat », a exposé le parquet.

Les services du parlement suspectaient un lien avec le 40e anniversaire de l’Institut kurde, célébré mardi vers 16h00 dans le bâtiment. « La conversation a été intégralement enregistrée sur le téléphone de l’homme impliqué, via une application qui conserve automatiquement chaque appel », a détaillé An Schoonjans, magistrate de presse. « L’homme décline son identité au début de la conversation et demande, en anglais, des informations. À aucun moment, il n’est question de menace. En outre, la durée de l’appel coïncide parfaitement avec celle de la conversation pointée par les résultats de l’enquête de téléphonie auprès du fournisseur d’accès. »

L’homme à l’origine de l’appel a pu rentrer chez lui mercredi soir. De son côté, Liesbeth Homans (N-VA), présidente du parlement flamand, continue d’appuyer la décision d’évacuer de mardi. « Je n’ai aucune raison de douter de la déclaration de l’employé qui a reçu l’appel. Nous prenons toujours ces choses au sérieux », a-t-elle indiqué à Belga.

Sur le même sujet
Parlement
 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Fernand Keuleneer a été contraint de se retirer du procès. © Belga.

    Euthanasie de Tine: l’avocat de l’Eglise exclu du procès

  2. Après le Brexit, le centre géographique de l’Union européenne changera à nouveau de place et se situera à Gadheim, près de Wuerzburg, en Allemagne.

    Le Brexit aura bien lieu

  3. 19 décembre 1998, Bill Clinton s’exprime après la décision de la Chambre des représentants d’enclencher une procédure d’impeachment contre lui.

    Impeachment: ce que nous dit le «Monicagate»

La chronique
  • Impeachment: ce que nous dit le «Monicagate»

    En migrant de l’aile sud à l’aile nord du Capitole, c’est-à-dire de la Chambre des représentants au Sénat, la procédure d’impeachment dont Donald Trump est l’objet est entrée dans le vif du sujet. Plus personne ne l’ignore, ce sont en effet les sénateurs américains qui, in fine, auront à statuer sur le sort du 45e président des États-Unis.

    Même si son issue ne fait guère de doute – en dehors de toute considération sur les charges qui pèsent contre l’accusé : simple rapport de forces politique – ce procès n’en est pas moins un événement. Ce n’est pas chaque année, en effet, qu’un Commander-in-Chief joue ainsi sa tête. Ça n’est même arrivé qu’à deux reprises dans l’histoire.

    La première, c’était en 1868 ; mis en accusation (en gros) pour abus de pouvoir, le président Andrew Johnson fut acquitté à une voix près.

    La seconde, en 1998-1999, lorsque Bill Clinton fut accusé de parjure et d’obstruction à la justice, après s’être empêtré dans ses mensonges lors de la scabreuse affaire Monica Lewinsky...

    Lire la suite