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Prix Nobel de la paix: pourquoi l’échec de Greta Thunberg était prévisible

La jeune fille, âgée de 16 ans, tenait la corde sur les sites de paris en ligne.

Temps de lecture: 2 min

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a été récompensé du Prix Nobel de la paix. Les lauriers échappent donc à Greta Thunberg, qui était pourtant la favorite des bookmakers.

Le prix Nobel de la paix attribué au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed

Déjà distinguée par le « Nobel alternatif » (le Right Livelihood) et un prix d’Amnesty International, la jeune fille, âgée de 16 ans, tenait la corde sur les sites de paris en ligne avant l’attribution de la plus prestigieuse de toutes les récompenses vendredi à Oslo. Elle-même était ouverte à cette idée… « Cela amènerait au mouvement une reconnaissance, une force et le rendrait plus général encore », avait-t-elle confié à la Radio télévision suisse (RTS).

Un âge encore très tendre

De sa « grève de l’école », seule, devant le Parlement suédois aux rassemblements auxquels participent désormais des millions de jeunes dans le monde, l’adolescente aux longues tresses a, en l’espace d’un an, provoqué un électrochoc dans l’opinion publique sur la question climatique. Fin septembre, elle a marqué les esprits en apostrophant les dirigeants de la planète dans une intervention corrosive à New York : « Comment osez-vous ? Vous avez volé mes rêves et mon enfance », a-t-elle lancé, après avoir franchi l’Atlantique sur un voilier.

Un réveil des consciences susceptible de lui valoir le Nobel ? « Extrêmement improbable », jugeait, à raison, le directeur de l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (Prio), Henrik Urdal. Deux raisons à cela, selon lui : un lien entre changement climatique et conflit armé qui reste à établir scientifiquement et l’âge, encore très tendre, de la jeune fille, pour qui la récompense aurait pu se transformer en fardeau.

 

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56 Commentaires

  • Posté par De Ronde Michel, vendredi 11 octobre 2019, 15:25

    "Greta Thunberg, favorite des bookmakers pour le Nobel de la Paix" et de l'AFP. Aujourd'hui l'AFP nous offre en primeur les seules "vraies raisons" de son élimination, afin que nos esprits critiques ne s'égarent dans d'autres "vraies raisons". Alléluia !

  • Posté par Vanoverschelde Christian, vendredi 11 octobre 2019, 14:22

    Etant donné qu'elle n'a pas demandé le Prix Nobel, je trouve un peu dommage qu'on parle de la chose comme d'un échec. A part pour certains dont le bronzage orange ne sera jamais un argument suffisant, le Prix Nobel n'est pas un objet de quête en soi. C'est un signe de reconnaissance d'un accomplissement. La crédibilité du Comité Nobel passe le fait de saluer de nobles causes et travaux, avec un certain recul et pas en empathie avec l'émotion du moment. C'est pourquoi l'heure de Greta Thundberg au Nobel peut encore arriver. Le choix fait cette année semble comme souvent être de qualité et n'affecte en rien ni son image, ni la crédibilité ou la pertinence de son combat.

  • Posté par Raurif Michel, vendredi 11 octobre 2019, 14:17

    Je constate avec une immense satisfaction que les dirigeant du prix Nobel ont encore du bon sens et ne se sont pas laisser aller à la facilité de remettre ce prix à une gamine !

  • Posté par Van Obberghen Paul, vendredi 11 octobre 2019, 16:11

    Il y a des "gamin(e)s" qui en ont bien plus là où sa compte que bien des adultes supposément "matures"; la preuve...

  • Posté par Andre Georges-marc, vendredi 11 octobre 2019, 13:42

    Abiy Ahmed est un magnifique Nobel de la Paix. Cet homme a travaillé, avec le plus grand courage, à reconstruire des liens avec les ennemis de longue date des Éthiopiens, le Érythréens. Les Européens doivent se rendre compte que plus d'un réfugié sur 4 que l'Europe reçoit vient d’Érythrée. Rebâtir le paix avec ce pays ne peut que réduire le nombre de gens qui choisissent l'immigration. Simultanément Abiy Ahmed travaille de toutes ses forces à la réconciliation avec la Somalie et à permettre un retour à la paix dans ce pays mutilé d'où provient un autre quart des réfugiés qui meurent en Méditerranée ou, pour les survivants, sont accueillis en Europe. Reconnaître les mérites de cet homme extrêmement courageux qui a déjà échappé à des tentatives d'assassinat, c'est encourager la paix, plutôt que la haine. Cette haine que certains font crier, pas toujours à bon escient, par cette pauvre gamine de Greta Thunberg. BRAVO au Comité du Nobel.

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