Prix Nobel de la paix: pourquoi l’échec de Greta Thunberg était prévisible

Prix Nobel de la paix: pourquoi l’échec de Greta Thunberg était prévisible
Reuters

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a été récompensé du Prix Nobel de la paix. Les lauriers échappent donc à Greta Thunberg, qui était pourtant la favorite des bookmakers.

Le prix Nobel de la paix attribué au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed

Déjà distinguée par le « Nobel alternatif » (le Right Livelihood) et un prix d’Amnesty International, la jeune fille, âgée de 16 ans, tenait la corde sur les sites de paris en ligne avant l’attribution de la plus prestigieuse de toutes les récompenses vendredi à Oslo. Elle-même était ouverte à cette idée… « Cela amènerait au mouvement une reconnaissance, une force et le rendrait plus général encore », avait-t-elle confié à la Radio télévision suisse (RTS).

Un âge encore très tendre

De sa « grève de l’école », seule, devant le Parlement suédois aux rassemblements auxquels participent désormais des millions de jeunes dans le monde, l’adolescente aux longues tresses a, en l’espace d’un an, provoqué un électrochoc dans l’opinion publique sur la question climatique. Fin septembre, elle a marqué les esprits en apostrophant les dirigeants de la planète dans une intervention corrosive à New York : « Comment osez-vous ? Vous avez volé mes rêves et mon enfance », a-t-elle lancé, après avoir franchi l’Atlantique sur un voilier.

Un réveil des consciences susceptible de lui valoir le Nobel ? « Extrêmement improbable », jugeait, à raison, le directeur de l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (Prio), Henrik Urdal. Deux raisons à cela, selon lui : un lien entre changement climatique et conflit armé qui reste à établir scientifiquement et l’âge, encore très tendre, de la jeune fille, pour qui la récompense aurait pu se transformer en fardeau.

 
 
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