L’assemblée générale de Nethys n’a pas donné la décharge aux administrateurs sortants

L’assemblée générale de Nethys n’a pas donné la décharge aux administrateurs sortants

Sans surprise, l’assemblée générale de Nethys, qui s’est tenue en urgence ce vendredi, a avalisé la nomination du nouveau trio d’administrateurs qui lui était proposé. Il se compose de Jean-Pierre Hansen (ex-patron d’Electrabel), Laurent Levaux, (président d’Aviapartner) et Bernard Thiry (ex-patron d’Ethias et ex-président de Resa). Le nouveau CA devrait se réunir en début de semaine prochaine.

Nethys a deux actionnaires, Finanpart, une coquille vide qui la sépare de sa maison-mère, l’intercommunale Enodia (ex-Publifin), et WBCC, le call center du groupe, qui détient une part unique.

En présence de Stéphane Moreau

A l’AG, on est en petit comité. Outre le président démissionnaire de Nethys, Pierre Meyers qui dirige les débats, arrivent la présidente d’Enodia et de Finanpart, Muriel Targnion (PS, qui va céder la présidence), Jean-Claude Jadot (le vice-président MR) et Muriel Gerkens (Ecolo). Quant à WBCC, et la situation ne manque pas de piquant, c’est son actuel président, Stéphane Moreau, qui le représente.

Après avoir acté la démission du CA de Nethys et nommé le trio de remplaçants, les actionnaires ont évoqué un autre point à l’ordre du jour ; la décharge aux administrateurs. Et ils ont décidé de reporter le point à l’assemblée générale de juin 2020. Une décision qui n’est guère surprenante. Les comptes 2019 de l’entreprise sont loin d’être bouclés et l’on s’attend à ce que les administrateurs sortants passent par les fourches caudines d’une information judiciaire. Difficile, dans de telles conditions, de signer la décharge.

Indemnités et « fautes graves »

Reste la question des indemnités. Elle n’est pas du ressort de l’assemblée générale et elle n’a été évoquée que pour signaler que la patate chaude serait rapidement sur le bureau du nouveau conseil d’administration de Nethys. Lundi, les administrateurs démissionnaires ont révoqué les conventions des cinq membres du management (Stéphane Moreau, Pol Heyse, Bénédicte Bayer, Jos Donvil et Frederic Vandeschoor), avec une indemnité plafonnée, d’environ 500.000 euros pour chacun.

Selon nos informations, elles ont été accordées « pour solde de tout compte » et sous réserve d’une acceptation par le nouveau CA. Mais Chez Enodia, où une majorité d’administrateurs plaident pour la « faute grave », on ne veut pas entendre parler de ces indemnités. Il y aura encore du travail pour les juristes chargés d’éplucher les contrats, au sein de la galaxie Publifin.

 
 
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