De nouveaux heurts en Equateur: Moreno propose un «dialogue direct» aux manifestants

De nouveaux heurts en Equateur: Moreno propose un «dialogue direct» aux manifestants
AFP

Le président équatorien Lenin Moreno a proposé vendredi aux manifestants qui protestent contre les réformes économiques de son gouvernement de «dialoguer directement» avec lui, après un regain des violences à Quito.

«Je fais un appel aux dirigeants pour dialoguer directement avec moi», a déclaré le chef de l’Etat dans une brève allocution télévisée, alors que de nouveaux affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté vendredi dans plusieurs endroits de la capitale, quadrillée par la police et l’armée.

«Il est indispensable de faire baisser la violence (...) Le pays doit savoir que nous avons la volonté de dialoguer», a ajouté le président. La veille, les responsables indigènes, fer de lance de la contestation sociale, avaient appelé à «radicaliser» les actions de protestation, après avoir rejeté le dialogue soutenu par l’ONU et l’Eglise catholique.

Le 1er octobre, le président Lenin Moreno, un libéral élu sous l’étiquette socialiste, avait annoncé qu’il cessait de subventionner les carburants les moins chers et les plus utilisés dans le cadre d’un accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), qui prévoit une aide de 4,2 milliards de dollars en échange de réformes.

Vendredi, aux abord du Parlement où ont été déployés des véhicules anti-émeutes, des hommes cagoulés, s’abritant derrière des planches, ont lancé des pierres et fusées artisanales en direction de la police aux cris de «Assassins». La police a répliqué avec du gaz lacrymogène, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Cinq civils, dont un dirigeant indigène, ont trouvé la mort depuis le début des manifestations il y a dix jours, et près de 2.000 personnes ont été blessées, selon un bilan du bureau du Défenseur du peuple, entité publique de défense des droits.

Des blessés ont été évacués par les manifestants sur des civières de fortune, ont constaté des photographes de l’AFP.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. «
Les derniers vrais grands accords en Belgique datent de la fin des années nonante. Depuis, ce pays est complètement paralysé.
» © Dominique Duchesnes.

    Hendrik Vuye: «Vous avez eu Leterme, puis De Wever, demain vous aurez Van Grieken…»

  2. Cette Congolaise de 36 ans, Kavugho Mbafumoja, ici à l’hôpital général de Beni ce 3 décembre, a survécu à une attaque d’un groupe armé.

    L’est du Congo, nouvelle cible du combat djihadiste

  3. TRICHET

    Jean-Claude Trichet: «Les banques centrales pourraient émettre de la cryptomonnaie»

La chronique
  • Dans la hotte de saint Nicolas :{couques}, {nicnacs} et {spéculoos}

    Pour nombre d’entre nous, le 6 décembre fait revivre des souvenirs dont l’évocation suffit à nous convaincre que les enfants sages d’antan étaient bien différents de ceux d’aujourd’hui. Pourtant, même si le contenu de la hotte du grand saint a bien changé, il recèle quelques indémodables qui suscitent chez petits et grands un même élan de gratitude vis-à-vis de ce mystérieux visiteur à qui l’on pardonne bien volontiers son intrusion d’un soir. Dans le sillage de celui-ci, cette chronique vous offre quelques friandises linguistiques qui ont bravé les décennies, tout comme les réalités qu’elles désignent.

    Une couque de Dinant, pas de Reims

    Pas de hotte de saint Nicolas sans couque, gourmandise lexicographique de solide consistance. Une couque bien différente de ces pâtisseries à base de pâte briochée que sont, en Belgique, la couque suisse et la couque au beurre (avec ses déclinaisons aux raisins et au chocolat). Il s’agit d’un pain d’épices à pâte très ferme, ce qui...

    Lire la suite

  • Question à la N-VA: pourquoi se rendre détestable?

    Stop Khattabi » en lettres capitales noires sur fond jaune, avec pour suivre « Pas d’activiste qui puisse contrecarrer les décisions de justice à la Cour constitutionnelle ». Le tout à côté du visage de l’ex-coprésidente d’Ecolo, érigée par la N-VA en ennemie publique numéro un.

    Cette campagne « ad feminam » sur Twitter est pour commencer totalement déplacée alors qu’il existe un Parlement pour...

    Lire la suite