L’armée syrienne envoie des troupes dans le Nord du pays face à l’offensive turque

L’armée syrienne envoie des troupes dans le Nord du pays face à l’offensive turque

L’armée syrienne va envoyer des troupes dans le nord du pays pour « affronter l’agression » de la Turquie, qui y mène depuis cinq jours une offensive contre une milice kurde, a annoncé dimanche l’agence de presse étatique Sana.

L’agence ne donne pas plus de détails sur la mobilisation de l’armée syrienne qui, par le passé, s’était déployée dans certains secteurs kurdes pour éviter une offensive turque. Un responsable kurde s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a rapporté des « négociations » entre l’administration semi-autonome kurde et le gouvernement syrien.

Macron réunit un conseil restreint de défense

L’offensive turque contre les forces kurdes en Syrie risque de créer «une situation humanitaire insoutenable» et d’«aider» le groupe Daesh «à réémerger dans la région», a déclaré Emmanuel Macron en recevant la chancelière allemande Angela Merkel, dimanche soir à l’Elysée.

«Notre volonté commune est que cette offensive cesse. Notre conviction à l’un et l’autre est que cette offensive prend le risque d’une part, et nous ne constatons d’ores et déjà sur le terrain, de créer des situations humanitaires insoutenables et, d’autre part d’aider Daech à réémerger dans la région», a ajouté Macron, qui réunira dimanche à 22h00 un conseil restreint de défense.

«J’ai parlé un heure avec le président Erdogan, nous devons tenir compte des intérêts et de la sécurité de la Turquie. Mais nous pensons aussi qu’il faut mettre un terme à cette invasion turque, car il y a des raisons humanitaires et on ne peut pas accepter cette situation contre les Kurdes», a ajouté Angela Merkel.

«Face à cette situation, nous resterons très coordonnés, comme nous l’avons été pour signifier aux Turcs la fin de toutes nos ventes d’armes, mais également sur les initiatives à prendre dans les prochaines heures et les prochains jours», a conclu le président français. Il a aussi appelé les Européens à s’unir dans «ce moment, européen et international difficile et parfois inquiétant».

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