Rencontre entre Extinction Rebellion et la Ville de Bruxelles: «Communiquons mieux!»

Les représentants d’Extinction Rebellion ont demandé au bourgmestre de Bruxelles «
des explications
» sur les méthodes employées par la police lors de la manifestation de samedi. © Dominique Duchesnes.
Les représentants d’Extinction Rebellion ont demandé au bourgmestre de Bruxelles « des explications » sur les méthodes employées par la police lors de la manifestation de samedi. © Dominique Duchesnes.

Construire une relation de confiance afin d’éviter de reproduire les incidents qui ont eu lieu lors de la manifestation pour le climat de samedi dernier, 12 octobre. C’est la conclusion de la réunion d’une heure qui s’est tenue mardi midi à l’hôtel de ville de Bruxelles. Sept représentants du mouvement Extinction Rebellion (ER) ont rencontré le bourgmestre Philippe Close (PS) accompagné de sa cheffe de cabinet et de sa porte-parole.

Comme ils l’avaient annoncé, les représentants du mouvement de désobéissance civile ont demandé « des explications » aux autorités de tutelle de la police sur les méthodes employées par celle-ci pour faire dégager la place Royale. Ils ont remis au bourgmestre 35 pages de témoignages de personnes décrivant les traitements qu’ils disent avoir reçus. Ils ont également remis une chronologie des événements attestant de plusieurs contacts préalables avec la police bruxelloise avant la date du 12 octobre.

Du côté du bourgmestre, on attend le rapport qui sera rédigé par le chef de corps sur le déroulement des opérations de police avant, pendant et après la manifestation. Ce document sera discuté lors du prochain conseil communal, lundi.

Réunion « constructive »

Tendue au début, mais finalement « constructive », la réunion s’est conclue sur l’engagement de se revoir et d’établir un canal de communication entre un représentant d’ER et le cabinet du bourgmestre, notamment en prévision de la prochaine action qui se tiendra en décembre. Une autre aura lieu en février, une troisième en avril. Les deux parties ne sont pas d’accord sur la qualification des événements – ER continue à évoquer un usage excessif de la violence, le bourgmestre assume quant à lui l’utilisation des « moyens spéciaux » (autopompe, matraque, spray au poivre). « La police a agi comme elle devait », a affirmé Close le matin même sur Bel RTL.

Mais chacun a entendu l’autre : Extinction Rebellion ne voulant « pas faire la morale au bourgmestre ». « Il fait son boulot de gestionnaire de la police », dit un membre du mouvement. Les autorités comprenant que Extinction Rebellion ne renonce pas à sa stratégie de désobéissance civile non violente.

 
 
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