Accueil Opinions Éditos

Dutroux: le TAP n’est pas un guichet de sortie automatique

On ne le répétera jamais assez : l’accessibilité à la procédure d’examen d’une demande de libération est un droit. Mais ce droit de demander n’implique pas un droit de l’obtenir. L’édito de Marc Metdepenningen.

Article réservé aux abonnés
Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

Les craintes ravivées d’une libération conditionnelle de Marc Dutroux, même si elles sont infondées, témoignent que le pays demeure, 23 ans après son arrestation, sous la sujétion du psychopathe de Marcinelle qui figure dans les consciences comme l’incarnation du mal.

La demande de la désignation d’un collège de cinq experts psychiatres que porteront jeudi devant le Tribunal de l’application des peines (TAP) ses deux avocats, n’est qu’une « étape technique » à l’issue incertaine et qui ne préjuge pas de l’aboutissement de sa demande. Celle-ci s’ajoute à la libération (sous strictes conditions) de Michel Lelièvre, condamné, lui, à une peine à temps (comme Michelle Martin) qui venait à expiration dans deux ans.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

2 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, jeudi 17 octobre 2019, 20:24

    Le combat de Me Bruno Dayez est noble et pleinement justifié. Il apparaîtra un jour que la prison pour nombre de détenus est une absurdité et certainement avec le dispositif carcéral défaillant de la Belgique. Et Me Dayez ne fait qu'être en avance sur son temps. En même temps, il est des combats nobles mais perdu d'avance. Vouloir faire réfléchir et c'est bien juste de le faire sur la politique pénal de notre pays aurait mérité davantage de discernement. A tort et à raison, le cas du psychopathe de Marcinelle déclenche dans la population une hystérie collective qui empêche automatiquement toute réflexion sereine et pleinement utile sur cette question. Il est des manières plus subtiles de faire avancer cette cause même si Me Dayez a raison de rappeler que Marc Dutroux est un détenu comme un autre qui ne doit en rien faire l'objet d'un traitement d'exception sauf à applaudir le développement sinistre de l'arbitraire.

  • Posté par Monsieur Alain, mercredi 16 octobre 2019, 8:53

    Excellente réponse.

Aussi en Éditos

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs