Accueil Belgique Politique

Charles Michel sur le conflit en Syrie: «Ce n’est pas normal qu’on n’entende pas l’Europe»

Le Premier Ministre Charles Michel était l’invité de LN24 ce matin. Il réagit à l’offensive turque en Syrie et à ses retombées potentielles en Belgique.

Temps de lecture: 2 min

Ce n’est pas normal qu’on n’entende pas autant l’Europe, car l’Union Européenne est une grande puissance. Nous portons une vision du monde » a déclaré Charles Michel ce matin sur LN24. « L’enjeu pour les prochaines années est de faire en sorte que le Conseil Européen puisse davantage exprimer des stratégies et protéger ses propres intérêts. Nous devons être des acteurs qui exercent une vraie influence, pour plus de paix et de développement. »

Il y avait beaucoup de sujets d’actualité à aborder avec le Premier Ministre ce matin, mais un en particulier attire l’attention : les djihadistes belges et l’offensive turque en Syrie. Charles Michel tempère.

« 58 djihadistes sont identifiés, mais ils ne sont pas tous localisés. La plupart sont dans des camps ou des prisons, et certains de ces camps et prisons sont dans des zones de conflit. La situation évolue au jour le jour. »

À lire aussi Syrie: deux djihadistes belges se sont fait la malle

Interrogé quant aux rapatriements potentiels de Belges djihadistes, Charles Michel explique : « Il est nécessaire d’avoir la conscience de ce qui est possible ou pas . Il y a trois pays dans lesquels les djihadistes belges et leur famille se trouvent. En Irak, on a un dialogue diplomatique. En Turquie, on coopère, mais ce n’est pas toujours simple. On a la possibilité de ramener quelqu’un si les autorités coopèrent, et nous avons des circulaires qui favorisent les rapatriements. En Syrie, c’est différent, on ne coopère pas. Nous n’avons pas la capacité matérielle d’envoyer des groupes belges sur place pour ramener qui que ce soit. »

À lire aussi L’opération turque en Syrie, une aubaine pour Daesh?

« Parmi les femmes, certaines sont considérées par l’OCAM comme potentielles combattantes. Pour les enfants, la préoccupation humanitaire est forte, mais nous avons déjà réussi a en ramener. »

 

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

13 Commentaires

  • Posté par Nica Petre, jeudi 17 octobre 2019, 15:13

    Monsieur Michel en tant que futur président faites tout pour créer une armée européenne avec un commandement unique et facilement deployable la où les conflits s'eternissent. Que chaque pays a sa spécialisation et que chaque pays soit dependent de la solidarité des autes pays européens. Ainsi peut être que le reste du monde prendra un peu plus au sérieux le point de vue et la parole éuropéenne.

  • Posté par François Lemaire, jeudi 17 octobre 2019, 14:35

    Cette manie diplomatique de la double négation (il n'est pas normal de ne pas... ) lui a peut-être valu ce magnifique poste européen. Mais la vérité se trouve justement dans cette formulation peureuse : qui n'affirme rien n'est rien. C'est l'Europe bien représentée.

  • Posté par Spilman Marie-Anne , jeudi 17 octobre 2019, 11:43

    Ce serait déjà pas mal si on entendait la Belgique ... Constant Depièreux

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 17 octobre 2019, 10:20

    Non, effectivement ça n'est pas normal, mais la faute à qui? A partir du moment où l'Europe reste à ce point désunie, elle ne peut se faire entendre, et, contrairement à ce qu'affirme Charles Michel, futur Président du Conseil Européen, l'Union Européenne n'est PAS une grande puissance. Et elle ne le sera pas tant qu'elle ne disposera pas d'une réelle unité et autonomie diplomatique ET militaire. La sortie pour le moins chaotique du Royaume-plus-très-Uni de l'Union ne fait évidemment rien pour arranger les choses. L'Europe ne fait tout simplement pas le poids face aux Etats-Unis, la Chine et même la Russie. Alors face à la Turquie...

Plus de commentaires

Aussi en Politique

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une