JO 2020: face à la surprise de Tokyo, le CIO défend son projet de déplacer le marathon

©AFP
©AFP

Le Comité international olympique (CIO) a défendu jeudi son projet de transférer au nord du Japon le marathon et la marche aux JO de 2020 pour fuir les fortes chaleurs estivales à Tokyo, après des réactions de surprise de responsables japonais.

Le CIO avait annoncé mercredi qu’il envisageait le déplacement de ces épreuves à Sapporo, dans la grande île septentrionale de Hokkaido, face au risque de températures très élevées dans un air saturé d’humidité.

« Cela a surpris Tokyo 2020 et je le comprends bien », a déclaré John Coates, président du comité de coordination du CIO, à l’agence de presse japonaise Kyodo depuis Doha. « Mais le problème, c’est qu’on ne peut pas laisser de telles informations en suspens », a-t-il expliqué. « Il faut agir vite, nous ne voulions pas de conjectures, de rumeurs, et il était préférable de dire directement notre projet », a-t-il ajouté. « Nous voulons que les athlètes donnent le meilleur d’eux-mêmes. Nous savons à présent que ce n’est pas possible » à Tokyo.

Située à plus de 800 km au nord de la capitale, Sapporo affiche des températures de 5 à 6 degrés inférieures pendant la journée en été. « J’ai été très surpris que le CIO cite Sapporo en particulier mais en même temps je me sens très honoré », a déclaré à la presse le maire de la ville, Katsuhiro Akimoto.

La gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, a pour sa part évoqué « une annonce très inattendue ». « Nous savons que bien des habitants (de Tokyo, NDLR) attendent cet événement avec impatience et s’y préparent », a-t-elle déclaré. « Je souhaite discuter de ce qui conviendrait le mieux ».

De juin à septembre 2018, près de 93.000 personnes se sont rendues aux urgences au Japon pour des coups de chaleur, et 159 de ces patients en sont morts. La plupart des cas sont apparus entre mi-juillet et mi-août, précisément la période des prochains JO.

Les tests sportifs réalisés cet été n’ont fait que renforcer les inquiétudes. Mi-août, la triathlète française Cassandre Beaugrand avait dû être hospitalisée, victime d’une insolation lors d’un « test-event » à Tokyo.

La dernière fois que Tokyo avait accueilli les JO d’été, en 1964, l’événement avait été organisé en octobre, précisément pour éviter la chaleur.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20170315-3DKLLK 2019-12-05 20:14:59

    Nethys: la tutelle juge les indemnités illégales mais ne peut pas tout annuler

  2. RTR1SY1T

    «J’ai pris la fuite lors de la nuit de noces mais ma mère m’a ramenée à mon mari»

  3. GagnantsPerdants

    Joachim Coens, l’Ommegang et Paris: les gagnants et les perdants de la semaine

La chronique
  • Champagne ou Kidibul?

    Chez Elio D., on se frotte les mains. Le fils prodige a jeté l’éponge. C’est pas demain la veille qu’on effacera des tablettes le joli nom du dernier premier ministre socialiste wallon. Le dernier et peut-être l’ultime comme le lui a promis Père Noël – dont les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

    Chez Paul M., on débouche aussi le Kidibul. Pendant un mois de mission royale, le fiston a prouvé, à défaut de mettre sur pied un gouvernement, qu’il était désormais le seul chef rouge et même qu’il occupait tout l’espace francophone.

    Rue de Naples, avec l’arrivée du fils prodigue, on se prépare à tuer le veau gras. Grâce à lui, les Bleus ont retrouvé leurs couleurs. Président, informateur, tout s’emballe. Dans la foulée, il a déjà promis au roi de glisser sous son sapin, un gouvernement pesé, emballé (cadeau) et ficelé. Georges L.B. en sera à la fois le Premier, comme son papa Charles M., et le vice-Premier et ministre des Affaires étrangères, comme son oncle Didier....

    Lire la suite

  • Les «confédéralistes» ont leur modèle. Et les autres?

    Il y a quelques années, lorsque la N-VA sortait son séparatisme ou sa version cosmétique, le confédéralisme, la réplique fusait : « Et vous allez faire quoi de la dette ? Et vous allez faire quoi de Bruxelles ? » Avec zéro réponse, ce qui rassurait les opposants : les nationalistes avaient montré leurs dents, mais n’avaient pas de quoi mordre.

    Mais voilà, à la N-VA, on ne laisse aucun terrain stratégique en jachère. Dans ce parti, on sait que pour convaincre, il faut...

    Lire la suite