Prothèses vaginales dangereuses: Johnson & Johnson accepte de verser 117 millions de dollars

Prothèses vaginales dangereuses: Johnson & Johnson accepte de verser 117 millions de dollars
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Johnson & Johnson a accepté de verser près de 117 millions de dollars pour régler un différend judiciaire avec plusieurs Etats américains sur la commercialisation de prothèses vaginales, selon un communiqué publié jeudi par les procureurs généraux de 41 Etats et de Washington. Le géant pharmaceutique était accusé d’avoir mis en vente des prothèses vaginales dangereuses pour la santé de certaines femmes, pouvant notamment causer des douleurs chroniques, des inflammations ou des cicatrices.

Au courant de ces possibles complications médicales, Johnson & Johnson n’a pas suffisamment averti les consommateurs ou les médecins posant les prothèses, selon les procureurs généraux. « La santé et la sécurité sont plus importantes que les profits », a déclaré la procureure de l’Etat de New York, Letitia James. « Tant que Johnson & Johnson et sa filiale (Ethicon) privilégiaient les revenus à la santé des citoyens, les femmes étaient en danger. Mon bureau ne ménagera jamais ses efforts pour tenir responsables les entreprises qui mettent en danger la santé de ses consommateurs », a poursuivi Mme James.

Johnson & Johnson fait face à de nombreux autres fronts judiciaires

En plus des sommes versées aux Etats, le géant pharmaceutique est sommé de mieux avertir les consommateurs au sujet des risques de ces prothèses, utilisées par des femmes souffrant d’incontinence urinaire ou de descentes d’organe. Johnson & Johnson fait face à de nombreux autres fronts judiciaires, notamment pour sa responsabilité dans la crise des opiacés et pour la commercialisation d’un talc pour bébé accusé d’être responsable du cancer des ovaires.

Une enquête ouverte sur l’amiante dans le talc Johnson & Johnson

Le groupe a par ailleurs été condamné la semaine dernière par un jury de Pennsylvanie à payer huit milliards de dollars de dommages et intérêts pour n’avoir pas prévenu qu’un de ses médicaments utilisés en psychiatrie faisait pousser la poitrine chez les hommes. Ce jugement a été immédiatement dénoncé par le géant pharmaceutique qui va faire appel.

 
 
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