Tihange: la Wallonie refuse la construction d’un nouveau bâtiment pour stocker les déchets nucléaires

Tihange: la Wallonie refuse la construction d’un nouveau bâtiment pour stocker les déchets nucléaires
Pierre-Yves Thienpont

L’administration wallonne de l’urbanisme rendra un avis négatif dans le dossier du nouveau centre de stockage de déchets nucléaires à Tihange, rapporte vendredi La Libre. Après avoir été désactivé, le combustible nucléaire est transféré dans un bâtiment d’entreposage temporaire. Or ce bâtiment arrive à saturation, tant à Doel qu’à Tihange.

Les bunkers pour stocker les déchets nucléaires sont pleins, alerte la société responsable

Engie Electrabel a déposé une demande de permis d’urbanisme auprès de l’administration wallonne en vue de construire un nouveau bâtiment d’entreposage. Une enquête publique a été menée. Sur les neuf communes consultées, quatre ont remis un avis défavorable : Verlaine, Engis, Nandrin et Amay.

Les motivations du refus wallon ne sont pas encore connues. La consultation publique avait toutefois fait apparaître plusieurs griefs à l’égard du projet présenté, rappelle Ecolo, adversaire du projet, dans un communiqué : un entrepôt sur-dimensionné (120 conteneurs, soit le double du nécessaire pour stocker l’uranium irradié jusqu’en 2025), incertain dans la durée (au moins 80 ans, soit bien au-delà du démantèlement de la centrale), ainsi qu’une absence de sécurisation suffisante par rapport au risque de chute d’avions gros porteurs.

Les députés écologistes Samuel Cogolati et Rodrigue Demeuse se sont réjouis de cette information.

« Cela montre que la mobilisation des citoyens et des communes voisines a été entendue par la Région wallonne et qu’elle a payé », ont-ils souligné dans un communiqué.

Sur le même sujet
Urbanisme
 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Quatre heures et cinq minutes
: c’est la durée du rapport que Joachim Coens (CD&V) et Georges-Louis Bouchez (MR) ont fait au roi Philippe mardi après-midi. © Belga.

    Négociations fédérales: ultime pression sur le PS pour se lancer avec la N-VA

  2. La connivence entre Trump et Netanyahou s’est affichée mardi à Washington.

    Proche-Orient: le plan «de paix» de Trump comble Netanyahou d’aise

  3. © Belga.

    Comment concrètement reconnaître Delphine? Nouveau désaccord…

La chronique
  • Chez les Britanniques, le départ d’Harry et Meghan anime plus que le Brexit

    Par Marc Roche

    Il y a en ce moment au 10 Downing Street un homme épanoui. Boris Johnson arbore l’air réjoui et apaisé de celui à qui Dame Fortune rend enfin belle et bonne justice après lui avoir fait si longtemps antichambre. Le Premier ministre irradie littéralement de plaisir. On le comprend. Lui qui a toujours abhorré la construction européenne se retrouve au centre de la fête du départ officiel de l’Union européenne prévu pour le 31 janvier.

    Mais quelle fête au juste ? A part une toute nouvelle pièce de monnaie de 50 pence commémorant l’événement, le largage des amarres passe inaperçu. La reprise de la course solitaire au grand large succédant à plus de quatre décennies d’arrimage au Vieux continent ne donne lieu à aucune célébration populaire. Ni feu d’artifice, ni street parties. Le début d’une ère nouvelle est marqué dans l’indifférence générale des sujets de Sa Majesté.

    Un...

    Lire la suite

  • Par Béatrice Delvaux Editorialiste en chef

    Delphine Boël reconnue par Albert II: ainsi soit-elle!

    Delphine Boël est la fille du roi Albert II. La belle affaire ! Il n’y avait plus que le roi pour le nier. Contre l’évidence – son comportement passé envers cette petite fille, sa propre connaissance des liens qui l’unissaient à elle – et contre toute sagesse. Mais surtout contre tout respect pour son enfant. Et c’est là toute la disgrâce de cette histoire.

    Aujourd’hui, Albert II déclare dans un communiqué qu’il veut mettre un terme « dans l’honneur et la dignité » à cette « ...

    Lire la suite