Bashir Abdi sur son record de Belgique du marathon: «Fantastique, mais je peux aller plus vite»

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Bashir Abdi a trouvé « fantastique » son record de Belgique battu au marathon de Chicago avec à la clé une 5e place en 2h06 : 14, mais le vice-champion d’Europe du 10.000 m estime pouvoir « aller plus vite », a-t-il déclaré en conférence de presse vendredi dans son club à Gand.

Bashir Abdi s’était approprié le record de Belgique du marathon à Londres le 28 avril (2h07 : 03.). À Chicago dimanche, il a pulvérisé sa meilleure marque de 49 secondes. « C’était fantastique, mais en même temps, je sais que j’ai fait des erreurs. Il y a place pour faire mieux. Entre le 25e et le 30e kilomètre, j’étais trop lent et j’ai perdu pas mal de secondes. Je peux aller plus vite ». Durant cette phase, Abdi est resté avec son partenaire d’entraînement, Mo Farah, pas au mieux. Le Britannique a terminé 8e.

Après avoir fait l’impasse sur les Mondiaux de Doha et ses conditions extrêmes, Bashir Abdi pense aux JO de Tokyo. « J’espère pouvoir faire une aussi bonne préparation que pour Chicago. Alors quelque chose de bien serait possible. Avec une préparation qui a commencé assez tôt puis de notre camp de base en Éthiopie à Flagstaff en Arizona, ce fut super. »

Bashir Abdi veut pouvoir s’entraîner aussi au fil de courses de plus courtes distances. « Pour travailler ma vitesse », a confié encore Bashir Abdi. « Il y aura certainement quelques cross et un demi-marathon à mon programme, mais je ne sais pas encore lequel. Il faut encore se mettre à table avec mon coach. »

« Mo Farah n’a rien à voir avec l’affaire Salazar »

Le marathonien belge est revenu aussi sur la polémique autour du coach de Mo Farah, Alberto Salazar pour pratiques dopantes et sur les « super chaussures » dévoilées par Nike, qu’il porte à son tour.

Selon des études scientifiques, ces chaussures octroieraient un avantage d’un demi à deux pourcents. Ce qui est énorme sur le plan sportif. Bashir Abdi a battu son record à Chicago avec les « Next % » de Nike. « Je ne pense pas que l’on doive contrecarrer ou interdire les développements technologiques », a estimé Bashir Abdi. « Beaucoup d’autres marques utilisent aussi du carbone pour les mettre dans les semelles de leurs chaussures. Ils sont peut-être moins avancés, mais je trouve que Nike ne devrait pas être pointé du doigt pour ça. Et pour courir un bon marathon, il faut être affûté. C’est ta condition qui te donne les chronos, les chaussures ne sont là que pour aider. »

Bashir Abid et Mo Farah sont compagnons d’entraînements et le Britannique a été indirectement sous le feu des projecteurs à l’annonce de la suspension pour quatre ans de son entraîneur américain Alberto Salazar pour pratiques dopantes. « C’est bien que Salazar soit sanctionné s’il a enfreint des règles », a estimé Bashir Abdi. « Mais quand on voit ce qu’il y a dans l’enquête, il s’agit d’infractions d’athlètes américains. Mo Farah n’a rien à voir avec ça. Il a été injustement épinglé par la presse britannique », a ajouté Bashir Abdi.

 
 
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