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Hommage à la Catalogne

La politique de la main sur la figure telle que menée par le gouvernement espagnol ne va mener qu’à l’escalade et à la violence.

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Chroniqueur Temps de lecture: 3 min

Avant d’écrire 1984 (qui terrifie par son incroyable actualité), George Orwell avait participé à la guerre d’Espagne, plus particulièrement aux batailles livrées en Catalogne en 1936-1937 face aux troupes franquistes. Ceux qui s’intéressent à l’actualité politique catalane feraient bien de se plonger dans son Hommage à la Catalogne (republié chez 10/18), qui livre encore quelques clés pour comprendre cette région singulière et ses rapports avec le reste de l’Espagne.

Ainsi, cette phrase : « Dans cette guerre, on eût dit que c’était toujours à qui manquerait l’autre ». N’est-ce pas un résumé laconique mais implacable de l’incompréhension historique entre l’Espagne et sa région la plus remuante et de l’échec des gouvernements successifs de Madrid et de sa justice ?

Un pouvoir central qui privilégie systématiquement à la politique de la main tendue celle de la main sur la figure.

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18 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, lundi 21 octobre 2019, 16:02

    Naeije Robert, je n'ai fort heureusement besoin de personne pour émettre des commentaires progressiste. Je vous recommande la lecture de "la part des anges en nous" de Steve Pincker. On y lit et c'est heureux la marche de l'Histoire. Les hommes n'ont cessé de progressé. Et parfois, souvent même, les progressistes sont perçus comme des doux illuminés jusqu'au jours où l'Histoire leur rend justice et font d'eux même des conservateurs des siècles prochain. Mais jamais et c'est heureux les conservateurs n'ont eu raison sur le temps long. Le progrès des lumières est en marche. Et il n'est pas besoin de "trolls" du SOIR qui du reste est un journal bien trop sérieux pour s'abaisser à pareilles pratiques pour ce faire. Xavier Rivera, par rapport à l'action judiciaire, il y a deux temps, celui où les députés du pays écrivent la loi qui sera appliquée et celui où les magistrats rendent la justice sur base du dispositif légal précédemment voté. Je n'accuse certainement pas l'Espagne d'être une république bananière où le gouvernement s'insinue dans le processus judiciaire, en revanche, le gouvernement espagnol et le Parlement espagnol sont bel et bien responsables du dispositif légal. Et oui, celui-ci est anachronique. Des peines politiques (déchéance des droits politiques d'élection et de représentations) par exemple auraient été tout à la fois plus justement proportionnées, plus justes et certainement plus constructive. La prison pour des faits aussi mineurs est une insulte à la paix. Et je maintiens qu'il n'y a pas un sot moins sot que l'autre dans cette mauvaise pièce espagnole. Je suis peut-être superficiel mais tout démontre que je suis certainement bien plus objectif que vous.

  • Posté par Naeije Robert, mardi 22 octobre 2019, 11:01

    M Beckers, je suis content que vous aimiez Steven Pinker (avec n et sans c). Puis-je vous en conseiller l'écoute de ce podcast "Why Don’t I Criticize Israel"?

  • Posté par Hellon Stephen, lundi 21 octobre 2019, 15:55

    Grande erreur de dresser une analogie entre les anarchistes qui ont combattu le franquisme durant la guerre civile au combat actuel des nationalistes catalans. Orwell ainsi que les anarchistes ont toujours condamné toute forme de nationalisme, qu'il vienne de Franco ou de Puigdemont (qui est d'ailleurs un sympathisant de la NVA).

  • Posté par Deckers Björn, dimanche 20 octobre 2019, 17:46

    Xavier Rivera, votre commentaire ne répond aucunement à l'outrance des peine de l'Etat espagnol. Rien ne justifie des peines aussi lourdes et celles-ci n'entraîneront jamais la paix mais entretiendront la haine. Voilà ce que dit M. Berenboom et à juste titre. Ravira Lionel évidemment que oui, le gouvernement espagnol à son mot à dire. Comment laisser aux XXIème siècle un dispositif légal aussi lourd et rigoureusement anachronique pour des faits aussi légers. Rien ne permettra de résoudre la crise catalane si ce n'est le dialogue et certainement pas la fermeté brutale d'un dispositif légal disposant de peines pénales pour des fautes politiques. C'est l'évidence. L'aveuglement des nationalistes espagnol et tout aussi borné que celui des nationalistes catalans. Il n'y a pas un sot dans cette pièce, il y en a deux!

  • Posté par Naeije Robert, lundi 21 octobre 2019, 10:54

    M Beckers, Votre omniprésence moralisatrice sur ce forum me fait suspecter que vous soyez une espèce de troll engagé par les journalistes du Soir pour renforcer leurs idées préconçues et contrôler la pensée des lecteurs. C'est désagréable.

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