Mouvement de contestation à Hong Kong: des militants demandent plus de soutien de l’Europe

Mouvement de contestation à Hong Kong: des militants demandent plus de soutien de l’Europe
Reuters

Le dissident chinois Liao Yiwu et l’ancien libraire honkongais Lam Wing-kee ont appelé dimanche l’Europe à montrer plus de solidarité envers les manifestants à Hong Kong en marge du salon du Livre de Francfort.

«Nous devons travailler ensemble avec les pays européens, et nous devons faire tout pour préserver la liberté d’expression et la démocratie à Hong Kong», a lancé Liao devant quelque 200 personnes rassemblées sous des parapluies noirs, en signe de solidarité.

«L’Europe ne comprend pas bien ce qui s’y passe», a estimé l’auteur, dont les écrits sont interdits en Chine et qui avait été incarcéré pour un poème sur les manifestations de la place Tiananmen en 1989.

«Il faudrait inviter des personnes de Hong Kong en Europe, en Allemagne, pour témoigner», a-t-il ajouté. «Mettez les devant des caméras de télévision pour raconter ce qui se passe ! «

Les parapluies sont devenus le symbole des manifestations qui exigent depuis juin et de manière quasi quotidienne davantage de libertés face à la mainmise jugée grandissante de Pékin sur l’ex-colonie britannique.

Il s’agit d’une référence au «Mouvement des Parapluies», précurseur de la mobilisation qui ébranle actuellement l’ex-colonie britannique : lancé le 28 septembre 2014, le «Mouvement des Parapluies», une occupation pacifique du coeur financier et politique de la mégapole, avait duré 79 jours.

La mobilisation actuelle est née du rejet d’un projet de loi hongkongais qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine.

L’ancien libraire Lam Wing-kee, qui a fui Hong Kong en début d’année, craignant une extradition vers la Chine, a également demandé plus de fermeté de la part des gouvernements européens.

«J’espère que l’Union européenne, le Royaume-Uni et d’autres pourront adopter des lois» similaires à celle votée au Congrès américain cette semaine et qui menacent de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington au territoire semi-autonome, a-t-il dit.

L’homme de 64 ans était l’un des cinq libraires de Hong Kong «disparus» fin 2015 après avoir vendu des ouvrages critiques envers Pékin. Ils avaient été emprisonnés en Chine.

Le sort de Gui Minhai, un Suédois d’origine chinoise, reste cependant incertain.

«Cela fait quatre ans, et je suis fatiguée», a écrit sa fille Angela dans une lettre lue au salon de Francfort, dénonçant une campagne de harcèlement du gouvernement chinois à son encontre.

 
 
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