Paul Magnette élu à la tête du PS avec 95, 4% des voix

Paul Magnette élu à la tête du PS avec 95, 4% des voix
Dominique Duchesnes

Recevant le témoin des mains d’Elio Di Rupo ce dimanche, Paul Magnette atteindra son but, réalisera son rêve oserait-on dire : il accédera à la présidence du parti socialiste. Dès lors, il entrera dans le vif du sujet. Et le sujet est vif. De gros défis l’attendent. Il n’aura pas le temps de souffler. Il y a deux urgences.

► Ahmed Laaouej, président du PS bruxellois

A commencer par la pacification et la réorganisation de deux fédérations très secouées ces derniers temps : la liégeoise, pour les raisons que l’on sait (Nethys, etc), et la bruxelloise, après une campagne interne (pour l’élection à la présidence de la fédération) qui a déchiré les troupes, entre partisans d’Ahmed Laaouej et supporters de Rachid Madrane. Paul Magnette doit tenter de ramener de l’harmonie et de l’équilibre sur les deux grands théâtres socialistes. Compliqué. Et indispensable pour l’unité de son parti.

L’autre défi qui l’attend dans l’immédiat : se positionner par rapport aux négociations (ou prénégociations) fédérales, où opèrent en ce moment les informateurs Rudy Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA). En campagne électorale, Paul Magnette n’avait pas eu de mots assez durs pour marquer la césure entre le PS et la N-VA. Restera-t-il dans la ligne ? A savoir : les programmes, les projets, les philosophies sont éloignées, antagonistes, voire incompatibles, le PS ne se fourvoiera pas dans une telle alliance à droite.

Voilà pour les deux urgences. Sans oublier les tâches immédiates : organiser son équipe au Boulevard de l’Empereur. Et le travail « de fond » à moyen et long terme : relancer le PS à gauche.

 
 
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