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Les propos sexistes de Ken Fisher lui ont fait perdre la gestion d’un milliard de dollars

Le mouvement #MeToo s’étend aussi au monde de la finance, comme l’a appris à ses dépens une figure haute en couleur de Wall Street, qui a perdu la gestion d’environ un milliard de dollars après des propos sexistes.

Temps de lecture: 2 min

Ken Fisher, un conseiller financier toujours tiré à quatre épingles dans les publicités vantant son expertise régulièrement diffusées sur les chaînes financières américaines, était invité début octobre à une conférence à San Francisco. Il tient alors sur scène des propos à forte connotation sexuelle, comparant notamment le recrutement d’un nouveau client à la drague lourdingue d’une fille dans un bar. La conférence était censée rester privée. Mais un participant, outré, déplore dans une vidéo diffusée sur Twitter les références aux «parties génitales» ou à l’utilisation de drogues. «Les propos tenus par Ken Fisher étaient tout simplement horribles», y affirme-t-il en soulignant que plusieurs femmes présentes lui ont rapporté avoir été «mal à l’aise».

Le financier s’est depuis excusé, affirmant dans un message transmis à l’AFP «être conscient que ce genre de langage n’a pas sa place dans notre entreprise ou secteur».

Frasques des traders

Trop tard. Plusieurs entités ont décidé de rompre les ponts avec la firme fondée par le financier, Fisher Investments qui gère au total 112 milliards de dollars pour le compte de divers clients.

Le fonds de pension de la ville de Boston par exemple a retiré ses billes, son maire justifiant dans un tweet: «Boston n’investira pas dans des entreprises dont les dirigeants traitent les femmes comme des marchandises». Selon un relevé de la chaîne CNBC, Fisher Investments a vu en quelques jours s’évaporer environ un milliard de dollars à gérer.

Cela pourrait s’aggraver puisque la puissante société financière Fidelity se dit «très concernée par les commentaires complètement inappropriés» de M. Fisher et «est en train de réévaluer sa collaboration» avec lui, a indiqué à l’AFP un porte-parole.

Si les frasques de toutes natures et le vocabulaire outrancier des traders de Wall Street ont fait l’objet de nombreux films, les patrons de grands groupes s’en tiennent généralement à une certaine réserve.

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4 Commentaires

  • Posté par Smyers Jean-pierre, dimanche 20 octobre 2019, 12:26

    Dites, les "traducteurs": "to feel/to be concerned" ne se traduit pas par "se sentent concernés", mais par "sont préoccupés". Ce n'est pas exactement la même chose!

  • Posté par Morgenthal Jean-Claude, dimanche 20 octobre 2019, 11:37

    Une tempête dans un verre d'eau

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