«Dutroux reste au trou»: seulement 400 manifestants lors de la Marche noire à Bruxelles

«Dutroux reste au trou»: seulement 400 manifestants lors de la Marche noire à Bruxelles
Belga

La « Marche noire » qui se proposait de défiler dimanche dans les rues de Bruxelles n’a recueilli qu’une assistance limitée d’environ 400 personnes alors que les organisateurs tablaient sur la présence de 200.000 manifestants. Cette manifestation, qui s’est élancée peu après 13h de la Gare du Nord pour rejoindre la Gare du Midi, avait pour but de dénoncer la libération conditionnelle de Michel Lelièvre et celle demandée par son complice et mentor Marc Dutroux.

Les organisateurs entendaient promotionner l’adoption par le Parlement d’une « Loi des Anges » instaurant l’incompressibilité des peines prononcées pour délits sexuels contre mineurs.

Cette « Marche Noire » était organisée 23 ans après la « Marche Blanche » qui avait réuni, le 20 octobre 1996, en présence des familles des victimes, plus de 330.000 manifestants

Des slogans ont été scandés, parmi lesquels « Dutroux reste au trou ». Les manifestants s’étaient habillés en noir. Certains portaient des peluches. La manifestation était familiale. De nombreux enfants étaient présents. Thierry Lemmens, le père de Stacy, a tenu à prendre part au rassemblement : « C’est impensable », estime-t-il en référence à l’éventuelle libération de Marc Dutroux. « Il recommencera. Il touchera à d’autres enfants. (…) Ils n’ont rien à faire dehors ».

À l’époque, la marche blanche avait rassemblé 350.000 Belges le 20 octobre 1996 à Bruxelles à la suite de l’arrestation de Marc Dutroux et de l’arrêt de la Cour de cassation dessaisissant de l’enquête le juge d’instruction Jean-Marc Connerotte.

Belga

Belga

Belga

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Quatre heures et cinq minutes
: c’est la durée du rapport que Joachim Coens (CD&V) et Georges-Louis Bouchez (MR) ont fait au roi Philippe mardi après-midi. © Belga.

    Négociations fédérales: ultime pression sur le PS pour se lancer avec la N-VA

  2. La connivence entre Trump et Netanyahou s’est affichée mardi à Washington.

    Proche-Orient: le plan «de paix» de Trump comble Netanyahou d’aise

  3. © Belga.

    Comment concrètement reconnaître Delphine? Nouveau désaccord…

La chronique
  • Chez les Britanniques, le départ d’Harry et Meghan anime plus que le Brexit

    Par Marc Roche

    Il y a en ce moment au 10 Downing Street un homme épanoui. Boris Johnson arbore l’air réjoui et apaisé de celui à qui Dame Fortune rend enfin belle et bonne justice après lui avoir fait si longtemps antichambre. Le Premier ministre irradie littéralement de plaisir. On le comprend. Lui qui a toujours abhorré la construction européenne se retrouve au centre de la fête du départ officiel de l’Union européenne prévu pour le 31 janvier.

    Mais quelle fête au juste ? A part une toute nouvelle pièce de monnaie de 50 pence commémorant l’événement, le largage des amarres passe inaperçu. La reprise de la course solitaire au grand large succédant à plus de quatre décennies d’arrimage au Vieux continent ne donne lieu à aucune célébration populaire. Ni feu d’artifice, ni street parties. Le début d’une ère nouvelle est marqué dans l’indifférence générale des sujets de Sa Majesté.

    Un...

    Lire la suite

  • Par Béatrice Delvaux Editorialiste en chef

    Delphine Boël reconnue par Albert II: ainsi soit-elle!

    Delphine Boël est la fille du roi Albert II. La belle affaire ! Il n’y avait plus que le roi pour le nier. Contre l’évidence – son comportement passé envers cette petite fille, sa propre connaissance des liens qui l’unissaient à elle – et contre toute sagesse. Mais surtout contre tout respect pour son enfant. Et c’est là toute la disgrâce de cette histoire.

    Aujourd’hui, Albert II déclare dans un communiqué qu’il veut mettre un terme « dans l’honneur et la dignité » à cette « ...

    Lire la suite