Andy Murray aux anges après son titre au tournoi d’Anvers: «Cette victoire signifie beaucoup pour moi»

belga
belga

Le Britannique, rentré dans le tournoi grâce à son statut de joueur protégé, a battu son rival Stan Wawrinka au terme d’un match épique de près de 2 heures de trente. Revenu de deux opérations à la hanche et balayant les points d’interrogations sur la suite de sa carrière, Andy Murray, 32 ans, a avoué que cette victoire signifiait beaucoup.

« Cela signifie beaucoup pour moi après ce que l’on a traversé, mais pour Stan aussi. On a été barré par des blessures pendant près de deux ans. Le genou pour lui, la hanche pour moi. Ce fut un match très difficile, Stan a joué un tennis incroyable et j’ai pu revenir dans le deuxième set. C’était très serré, mais je ne m’attendais pas à me retrouver dans cette position. Stan est un brillant joueur, il a gagné de très grands tournois et joué de très gros matchs. C’est le 20e duel entre nous deux, et il y a déjà eu de gros matches, et aujourd’hui c’en était un de plus ».

« Impatient d’avoir un troisième enfant »

Andy Murray, opéré à la hanche le 28 janvier dernier, était très heureux de sa semaine avec un cinquième match d’affilée joué, et gagné, ce qui ne lui était plus arrivé depuis près de deux ans aussi.

L’Ecossais, déjà papa de deux enfants, était aussi à l’écoute de son épouse qui doit accoucher dans les prochains jours. « Je suis très impatient d’avoir un troisième enfant et je ne peux que soutenir ma femme qui m’a tellement poussé pour revenir sur le circuit. »

Stan Wawrinka a aussi connu de grosses galères avec son genou pour revenir dans le parcours. Le Suisse espérait bien reconquérir un trophée, après, lui aussi, deux ans de disette, mais le 18e joueur du monde tenait à saluer le retour au plus haut niveau de son adversaire.

« Heureux de voir Andy de retour »

« C’est une défaite difficile bien sûr, mais on ne peut qu’être heureux de voir Andy de retour à ce niveau », a confié le Suisse. « Je crois que je peux me joindre à tous ceux qui ont suivi sa conférence de presse à l’Open d’Australie qui annonçait son opération et les doutes sur la suite de sa carrière. On est tous très heureux je crois de son retour et du niveau aussi qu’il a affiché toute cette semaine. Tu es un fantastique champion et c’est mérité », a lancé Stan Wawrinka à son adversaire du jour.

Dick Norman, le directeur de ce tournoi ATP 250, résumait aussi la semaine anversoise de cette manière. « Ce fut une semaine d’un très haut niveau avec l’émergence de jeunes joueurs, très talentueux, et le retour au premier plan de joueurs d’expérience. Wawrinka et Murray nous ont offert une fantastique finale. Ils ont surtout montré ce que cela voulait dire de se battre après de sérieuses blessures et de travailler chaque jour très dur pour revenir au plus haut niveau. Chapeau pour leur force et leur investissement pour ce sport ».

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Fernand Keuleneer a été contraint de se retirer du procès. © Belga.

    Euthanasie de Tine: l’avocat de l’Eglise exclu du procès

  2. Après le Brexit, le centre géographique de l’Union européenne changera à nouveau de place et se situera à Gadheim, près de Wuerzburg, en Allemagne.

    Le Brexit aura bien lieu

  3. Georges-Louis Bouchez au magazine «
Wilfried
»
: «
Je suis pour un Etat unitaire. Si ça ne tenait qu’à moi – mais je ne suis pas tout seul – on remettrait tout à un niveau central.
»

    Georges-Louis Bouchez l’unitariste: entre faux pas et cri du cœur

La chronique
  • Impeachment: ce que nous dit le «Monicagate»

    En migrant de l’aile sud à l’aile nord du Capitole, c’est-à-dire de la Chambre des représentants au Sénat, la procédure d’impeachment dont Donald Trump est l’objet est entrée dans le vif du sujet. Plus personne ne l’ignore, ce sont en effet les sénateurs américains qui, in fine, auront à statuer sur le sort du 45e président des États-Unis.

    Même si son issue ne fait guère de doute – en dehors de toute considération sur les charges qui pèsent contre l’accusé : simple rapport de forces politique – ce procès n’en est pas moins un événement. Ce n’est pas chaque année, en effet, qu’un Commander-in-Chief joue ainsi sa tête. Ça n’est même arrivé qu’à deux reprises dans l’histoire.

    La première, c’était en 1868 ; mis en accusation (en gros) pour abus de pouvoir, le président Andrew Johnson fut acquitté à une voix près.

    La seconde, en 1998-1999, lorsque Bill Clinton fut accusé de parjure et d’obstruction à la justice, après s’être empêtré dans ses mensonges lors de la scabreuse affaire Monica Lewinsky...

    Lire la suite